Il suffit donc que les autorités décident de déplacer la capitale du pays, de la transporter avec armes et bagages à Nsanga-Norda pour que les habitants de Valencia, la citée déchue, désormais privée de ses monuments, de ses ponts, de ses lacs, et de ses collines sombre dans l’apathie et la lâcheté. Personne n’ignore que Lorza-Lopez va tuer sa femme. Personne ne fait rien. Quand le crime a lieu, dans une effroyable boucherie, tout le monde se sent soulagé. Seule Estina Bronzario a le courage de braver le destin, d’agir sans attendre l’improbable venue de la police. Elle organise les femmes, les mène au combat… un combat contre la honte et le déshonneur.
Sous couvert d’une fable pleine de bruits, de fureur et de drôlerie, Sony Labou Tansi interroge le « silence de l’histoire ». Non pas seulement les silences de l’histoire officielle, mais aussi et surtout celui que le passage du temps impose aux êtres et aux choses ; le dangereux silence des morts à qui l’on peut faire dire n’importe quoi. Silence de la nature – ou surdité des hommes ?
Sony Lab'ou Tansi (5 July 1947 - 14 June 1995), born Marcel Ntsoni, was a Congolese novelist, short-story writer, playwright, and poet. Though he was only 47 when he died, Tansi remains one of the most prolific African writers and the most internationally renowned practitioner of the "New African Writing." His novel The Antipeople won the Grand Prix Littéraire d'Afrique Noire. In his later years, he ran a theatrical company in Brazzaville in the Republic of the Congo.
An anarchic Rabelaisian satire of modern Zaire. Magnificent. The writing is brilliant, funny and strange and powerful. The winding story of a forgotten people seeking justice in an uncaring world achieves a universal profundity far beyond political parity, speaking to the highest concerns of the human being. Really enjoyed it.
the narrative style is not for me i guess i feel like you must have background knowledge on Congo to truly get all the metaphors and then i’d imagine it’d be a pleasant read