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Oeuvres anthumes #1-3

Oeuvres anthumes

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« On s’amuse à dire que c’était un grand chimiste. Mais non ! C’était un grand écrivain. Il créait à chaque instant. » Jules Renard.
« Une imagination poétique qui se situe entre celle de Zénon d’Élée et celle des enfants. » André Breton.
« C’était un homme extraordinaire par son intelligence, par son esprit, par son talent – auquel il faudra bien rendre justice un jour. » Sacha Guitry.

Depuis sa mort en 1905, Allais n’a jamais été oublié et son oeuvre n’a pas vieilli. Il est aussi l’un de nos rares conteurs à connaître toutes les ficelles narratives et tous les jeux de mots. Alfred Jarry lui avait répondu d’avance par une boutade prophétique : « Allais (Alphonse), celui qui ira. »
Avec lui, le lecteur n’est jamais seul ; il est son complice et se surprend d’avoir ri de bon coeur d’un humour aussi noir. Mais Alphonse Allais n’était pas un humoriste pessimiste : si optimiste au contraire que, de son vivant, il avait donné à ses livres le titre d’OEuvres anthumes.
François Caradec

1248 pages, Mass Market Paperback

First published March 16, 1989

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About the author

Alphonse Allais

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Alphonse Allais est un journaliste, écrivain et humoriste français né le 20 octobre 1854 à Honfleur1 (Calvados) et mort le 28 octobre 1905 à Paris.

Célèbre à la Belle Époque, reconnu pour sa plume acerbe et son humour absurde, il est notamment renommé pour ses calembours et ses vers holorimes. Il est parfois considéré comme l'un des plus grands conteurs français
Alphonse Allais est fils d'un pharmacien et cadet d'une fratrie de cinq enfants. À l'école, Alphonse semble plutôt se destiner à une carrière scientifique : il passe à seize ans son baccalauréat en sciences. Recalé à cause des oraux d'histoire et de géographie, il est finalement reçu l'année suivante. Il devient alors stagiaire dans la pharmacie paternelle, mais ses expériences et ses faux médicaments ne sont pas du goût de son père, qui l'envoie étudier à Paris. Mais Alphonse, préférant passer son temps sur des terrasses de café ou dans le jardin du Luxembourg, ne se présente pas à l'un des examens de l'école de pharmacie. Son père, s'apercevant que les fréquentations extra-estudiantines de son fils ont pris le pas sur ses études, décide de lui couper les vivres. Pour subsister, il s'essaye d'abord à la photographie, sur les traces de son ami Charles Cros, mais ne connaît pas le succès. Il décide alors de s'essayer au métier de journaliste, publiant des chroniques loufoques dans diverses revues parisiennes. Avec ses amis du quartier latin, il fait aussi partie de plusieurs groupes fantaisistes comme Les Fumistes2, Les Hydropathes ou Les Hirsutes.

En 1880, après avoir terminé sans succès3 ses études de pharmacie, Alphonse devient collaborateur du journal Le Chat noir dans lequel il signe pour la première fois en 1883. C'est grâce à ses écrits humoristiques et à ses nouvelles écrites au jour le jour qu'il connaît le succès. En 1886, il devient directeur du Chat noir et continue à publier chaque jour des contes et d'autres œuvres courtes dans des journaux tels que le Gil Blas ou, à partir de 1892, Le Journal.

C'est à cette période qu'Alphonse sort ses premiers recueils : À se tordre (1891) et Vive la vie ! (1892). Au cœur de la Belle Époque, il devient célèbre et populaire grâce à son écriture légère et à son humour déplacé, ses calembours et ses vers holorimes.
Alphonse Allais vers 1899.

En 1895, Alphonse Allais se marie avec une jeune femme de vingt-six ans, Marguerite Marie Gouzée, fille d'un brasseur d'Anvers. En 1897, il devient rédacteur en chef d'un journal humoristique, Le Sourire, créé en 1899 (?) par Maurice Méry, pour rivaliser avec Le Rire. Il continue aussi à publier des recueils : Ne nous frappons pas sort en 1900 et Le Captain Cap, personnage qui incarne le goût de l'absurde caractéristique d'Alphonse Allais, paraît en 1902. Mais derrière son écriture légère et son style narquois, on sent dans les écrits d'Allais une sorte de déception ; ses critiques des militaires, des politiques et des curés sont toujours empreintes d'un certain pessimisme.

Il meurt frappé d'une embolie pulmonaire, consécutive à une phlébite pour laquelle son médecin lui ordonne de rester au lit pendant six mois. Négligeant cette recommandation, il va au café, comme tous les jours et, à un ami qui le raccompagne à son domicile, il fait sa dernière plaisanterie :

« Demain je serai mort ! Vous trouvez ça drôle, mais moi je ne ris pas. Demain, je serai mort ! »

Comme il l'avait annoncé, il meurt le lendemain. Il est enterré au cimetière parisien de Saint-Ouen. À la fin de la Seconde Guerre mondiale (en 1944), une bombe de la Royal Air Force a totalement pulvérisé sa tombe… Ses cendres « virtuelles » ont été transférées à Montmartre en 2005.

Il reste de lui l'image d'un homme à l'humour acide et un spécialiste de la théorie de l'absurde. Ses travaux scientifiques sont moins connus (recherches sur la photographie couleur et dépôt d'un brevet pour du café lyophilisé, ainsi que des travaux très poussés sur la synthèse du caoutchouc).

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Profile Image for Lessidisa.
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June 18, 2025
Il n'y a aucune raison de lire 1300 pages d'articles humoristiques écrits par Alphonse Allais. Est-ce que vous savez qu'une fois qu'on a lu tout ça, eh bien on n'en n'a même pas encore lu la moitié. Ce livre aurait été un bon candidat pour apprendre à DNF. Pour découvrir cet auteur, je recommanderais les recueils Deux et deux font cinq, On n'est pas des bœufs ou Ne nous frappons pas.

Je n'eus garde cependant, de manquer au rendez-vous. Quant à amener ma particulière, ce serait mal juger celui qui écrit ces lignes que de le croire capable d'une telle démarche. Les particulières des autres lui suffisent.

Appétit vigoureux, tempérament de fer,
Membert languit, Membert se meurt - ami si cher ...
Qu'a Membert ?

Dans le compartiment où m’amena le destin se trouvaient, déjà installés, un monsieur et un petit garçon.
Le monsieur n'avait rien d'extraordinaire, le petit garçon non plus (un tic de famille, probablement).
Malgré ma haute situation dans la presse quotidienne, je consentis tout de même à engager la conversation avec ces êtres dénués d'intérêt.
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