["Et les chiens se taisaient",1946-56, A. CÉSAIRE/théâtre] Cette pièce, c'est la vie d'un homme, d'un révolutionnaire, revécue par lui au moment de mourir au milieu d'un grand désastre collectif. Il revit (ou ressasse) ses hésitations, ses élans, ses rêves, ses défaites, ses victoires : d'abord, la naissance en lui du héros dans le décor colonial et son initiation à la solitude (mieux à l'abandon que par avance il accepte) parmi les sollicitations contradictoires de l'esprit de vie et de l'amor fati ; puis son combat spirituel - aux prises qu'il est avec les forces du sentiment et les forces du passé ; enfin, dans l'acte 3, c'est la confrontation avec la mort. Ici la force héroïque prend son essor du contact rétabli au plus profond avec le fond obscur et terrestre de l'être.
Martinique-born poet, playwright, and politician Aimé Fernand Césaire contributed to the development of the concept of negritude; his primarily surrealist works include The Miracle Weapons (1946) and A Tempest (1969).
A francophone author of African descent. His books of include Lost Body, with illustrations by Pablo Picasso, Aimé Césaire: The Collected Poetry, and Return to My Native Land. He is also the author of Discourse on Colonialism, a book of essays which has become a classic text of French political literature and helped establish the literary and ideological movement Negritude, a term Césaire defined as “the simple recognition of the fact that one is black, the acceptance of this fact and of our destiny as blacks, of our history and culture.” Césaire is a recipient of the International Nâzim Hikmet Poetry Award, the second winner in its history. He served as Mayor of Fort-de-France as a member of the Communist Party, and later quit the party to establish his Martinique Independent Revolution Party. He was deeply involved in the struggle for French West Indian rights and served as the deputy to the French National Assembly. He retired from politics in 1993. Césaire died in Martinique.
Je n'avais pas la force de terminer ce livre en raison du contexte politique. C'est chose faite maintenant que je suis un tout petit peu rassurée. C'était beau mais difficile.
"Ressentiment ? non ; je ressens l'injustice, mais je ne voudrais pour rien au monde troquer ma place contre celle du bourreau et lui rendre en billon la monnaie de sa pièce sanglante Rancune ? Non. Haïr c'est encore dépendre. Qu'est-ce la haine, sinon la bonne pièce de bois attachée au cou de l'esclave et qui l'empêtre ou le l'orme aboiement du chien qui vous prend à la gorge et j'ai, une fois pour toutes, refusé, moi d'être esclave."
Je dois avouer que j'ai moins apprécié cette pièce que les précédentes.
L'histoire – celle d'un rebelle condamné à mort qui se remémore sa lutte – est assez classique mais attrayante et certains passages sont très beaux.
Cependant, Césaire abuse parfois des métaphores et des mots distingués, ce qui rend la lecture peu fluide et peut perdre le lecteur.
Nunca na vida eu senti tão forte a impressão de escutar uma musica que acompanhasse a leitura do livro, de modo assustador, vem do fundo da cabeça e é impossível não ouvir, do início ao fim da leitura. Infelizmente a musica em questão é aquela que toca no primeiro filme do senhor dos anéis, depois que o Gollum conta que o anel tá com o Bilbo e os cavaleiros do Sauron partem em busca dele. Talvez realmente seja, no meu repertório musical, o que existe de mais apocalíptico, devastador e trágico, que é também a beleza dessa peça/poesia/drama/drama.
Magnifiquement écrit, une très belle pièce de tragédie poétique, demande beaucoup d'attention par moments, mais il y a de très belles scènes. Une pièce qui semble difficile voire impossible à monter, mais un plaisir à lire.