Les 50 discours qui ont marqué le Québec vous invite à relire leurs mots, ces mots qui ont changé les choses. On y retrouve les phrases célèbres, comme Je répondrai par la bouche de mes canons, Maîtres chez nous, Fini les folies ! et On est peut-être quelque chose comme un grand peuple !
Mais l’on y découvre aussi les autres, les phrases qui surprennent.
Par exemple, celle d’un chef micmac qui rétorque aux Français vantant la supériorité de leur civilisation : Vous n’êtes que de simples compagnons, des valets, des serviteurs et des esclaves, tous maîtres et tous grands capitaines que vous paraissiez ; les mots par lesquels Honoré Mercier s’élève contre l’exécution de Louis Riel et fustige les ministres conservateurs canadiens-français, les trois traîtres qui viennent de déshonorer notre race ; ceux qui ont valu à Camillien Houde d’être interné durant quatre ans dans un camp de concentration pour s’être opposé à la conscription : Je ne me crois pas tenu de me conformer à ladite loi, […] je demande à la population de ne pas s’y conformer.
Chaque discours est précédé d’une présentation des circonstances dans lesquelles il a été prononcé, faisant ressortir les enjeux qu’il soulève et sa portée dans l’enchaînement des évènements.
Alors que le Québec cherche des leaders qui sauraient faire entendre leur voix, cette rencontre avec l’histoire se révèle des plus inspirantes.
Les auteurs :
Charles-Philippe Courtois, docteur en histoire de l’UQAM et de l’Institut d’études politiques de Paris, est professeur d’histoire au Collège militaire royal de Saint-Jean. Spécialiste d’histoire intellectuelle, il est notamment l’auteur de La Conquête. Une anthologie (Typo, 2009).
Danic Parenteau, docteur en philosophie de l’Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne), est professeur de philosophie et de science politique au Collège militaire royal de Saint-Jean. À titre de coauteur, il a fait paraître un ouvrage intitulé Les idéologies politiques. Le clivage gauche-droite (P.U.Q., 2008).
J'ai écrit la préface de cet ouvrage que j'ai trouvé très éclairant, à la fois pour la profondeur de la soumission prêchée aux Canadiens-français par leurs élites, puis par la résistance et l'appel à la liberté qui s'impose peu à peu dans les discours.