« Ce roman taillé comme un film des frères Coen dessine un monde à part, aussi sauvage que diablement humain. » Le Monde des livres Au volant de son camion, un énigmatique saxophoniste parcourt la géographie folle des routes secondaires de la Patagonie. Perdu dans cette immensité, Parker se trouve confronté à des situations aussi étonnantes et hostiles que le paysage qui l’entoure. Saline du Désespoir, La Pourrie, Mule Morte et autres lieux favorisent les rencontres improbables avec des personnages peu aimables et extravagants. Jusqu’au jour où Parker tombe amoureux de la caissière d’une fête foraine itinérante. Mais comment suivre quelqu’un à la trace dans un univers où le vent efface toutes les traces ? Un formidable road-trip où rien ni personne n’est ce qu’il semble être. Eduardo Fernando Varela vit entre Buenos Aires, où il écrit des scénarios pour le cinéma et la télévision, et Venise, où il vend des cartes anciennes. Patagonie route 203 , son premier roman, a remporté le prix Casa de las Américas 2019 ainsi que le prix Transfuge du meilleur roman hispanophone 2020. Traduit de l’espagnol (Argentine) par François Gaudry
Embarquement immédiat pour un road-trip hors norme, direction les étendues désertiques de Patagonie, hors du temps et de l'espace. On aperçoit au loin un camion, il se rapproche lentement puis s'arrête. En sort Parker, le protagoniste solitaire de ce récit poétique et délicieusement absurde. On comprend que la route, c'est sa maison, il la déballe là, sous nos yeux, canapé et saxo, table et chaises, lit et baignoire. Au bord de la route comme ça ! Quel ravissement de suivre ce camionneur-errant d'un bout à l'autre de la Patagonie, au fil de ses rencontres, toutes plus improbables les unes que les autres. Misanthrope et taciturne, Parker s'ennivre de liberté. Jusqu'à ce qu'il rencontre Maytèn. Elle tient le guichet d'un train-fantôme d'une fête foraine. Elle est mariée et s'ennuie. Parker et Maytèn vont se croiser, se perdre de vue, se trouver, s'aimer,...et le récit rocambolesque de Varela se déroule comme un voyage, plein de surprises et d'imprévus, de langueur et d'anecdotes qu'on raconte au coin du feu. Sur cette route on croise des personnages ubuesques comme deux compères boliviens évangélistes ou un néo-nazi catcheur, des paysages extraordinaires entre désert et océan, et une langue si belle, qui nous emporte tel le vent patagonien. "La steppe désolée était son habitat préféré, la dernière partie qu'il lui restait de nombreuses qu'il avait perdues au long de sa vie, seul et unique lieu au monde où il se sentait bien et en sécurité. Il éprouvait dans ces paysages une félicité profonde et, comme s'il vivait un exil intérieur qui le préservait de tous les maux de la terre."
(arrêt à la page 80). incroyablement superficiel, l'écriture est poussive et les dialogues sentent la structure du récit à dérouler, et les personnages sont comme forcés d'être absurde, donnant des scènes particulièrement tristes. L'effet voyage : où ça ? Et qu'une meuf soit le pivot-intérêt sur dix pages, sans aucun contexte ni montée en puissance, ni beauté de circonstance, ni évocation envoûtée,juste là parce que bon il faut bien non.
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En ouvrant ce livre, on embarque pour un voyage aux confins du monde, au bout de la solitude. Au fil des chapitres, on se sent écrasé par le paysage hostile et on réalise que les personnages ne sont jamais maitres de leur destin. La Patagonie avale ses proies sans jamais les recracher. Les personnages, attachants et sympathiques, errent en Patagonie comment des rats dans un labyrinthe sans issue. Une lecture dépaysante.
Je n’ai pas réussi à finir à lire ce roman qui m’a paradoxalement attrapée. Le récit vagabonde et mon esprit avec, pour le meilleur et pour le pire. L’histoire peu prenante est tout de même parsemée de descriptions poétiques qui m’ont fait sourire devant la beauté de l’instant. Je ne crois pas que la narration soit si cinématographique mais j’en garde un souvenir d’images précises qui m’ont habitée plus tard dans mes souvenirs et mes rêves. Étrange et intéressant.
Ce roman nous balade dans les plaines désolées de l’Argentine. A bord de son camion, Parker se hasarde sur les chemins de traverse et se trouve confronté à des situations absurdes et rocambolesques lors de rencontres improbables. Ce livre est une ode à la Patagonie, ventée et désertique, et nous plonge dans un road-trip déroutant et formidable.
L'auteur arrive à nous emmenez à la découverte de ce monde différents qu'est la pantagonie. En immersion totale. Le points faible est je pense le manque de péripéties.
Je ne suis malheureusement pas rentrée du tout dans l'histoire, n'ai pas accroché à l'histoire d'amour des deux protagonistes, ni adhéré à la manière d'écrire...