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Si peu d'endroits confortables

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"Je devrais débuter ma Période Grise monochrome et l'intituler "Paris ce n'est pas ce qu'on croit". Hannah a le coeur brisé et ne croit plus en l'avenir. Joss est un garçon étrange, venu à Paris pour oublier son passé. Il a les cheveux bleus, elle a les yeux verts. Lorsqu'ils se rencontrent, il fait tout gris. Mais sous la pluie de l'hiver, ces deux êtres perdus vont se blottir l'un contre l'autre pour se réchauffer et tenter malgré tout de faire de leur vie un endroit confortable.

157 pages, Mass Market Paperback

First published August 24, 2011

34 people want to read

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Displaying 1 - 3 of 3 reviews
6 reviews
August 17, 2024
Un de mes livres préférés. Déchirant mais si beau, avec cette prose qui permet de voir Paris à travers les yeux des personnages. Je suis une immense fan de l'écriture de Fanny Salmeron et c'est son meilleur roman à mon goût. Le jeu avec le prénom de *, que nous n'aurons jamais est quelque chose d'intrigant et de beau, qui s'accorde parfaitement avec l'idée de deuil d'une relation. La fin me laisse toujours au bord des larmes face à sa beauté déchirante, face à ce défaitisme qui n'en est pourtant pas un. Si peu d'endroits confortables offre un refuge de quelques heures hors d'un monde de trop plein.
Profile Image for spaceinbetween134340.
29 reviews
April 29, 2025
[Note : lu en janvier 2023 ; avis écrit un an plus tard, en mai 2024]

C'était un autre roman que j'avais lu suite à ma première rupture et qui avait marqué mon cœur au fer rouge (en conjonction avec Normal People). C’est une histoire courte mais émouvante quand même.

Écrit en mode épistolaire, avec des chapitres qui alternent entre des entrées de journal intime de Hannah et de Joss, ce roman nous emmène dans les têtes des deux personnages principaux. Joss, avec son comportement terre à terre et son sens du devoir, joue un peu le rôle du spectateur des névroses de Hannah. J’imagine que lui, c’est l’analogue de nous-mêmes les lecteurs qui observons les comportements distincts de cette pauvre fille qui essaye de se débrouiller suite à l’effondrement de son couple. Puis, les chapitres qui se racontent du point de vue de Hannah nous révèlent les mécanismes de la pensée qui influencent ses actions si particulières, telles que gribouiller « si peu d’endroits confortables » partout dans Paris ou croire encore que son amante reviendra.
« Je te montrerai Paris, tu verras, tu trouveras ça très beau. Mais avant, il faut que tu saches des choses sur moi, toi aussi. Je suis triste triste triste. Trois fois. J’ai le cœur en pissenlit depuis que cette fille est partie mais je crois qu’elle reviendra. Si tu décides d’être mon ami je t’aimerai absolument, mais ne me dis jamais qu’elle ne reviendra pas » (Dialogue de Hannah ; Falmeron, 2011, p. 62).


C’est une façon créative d’explorer les deux côtés d’une rupture : la vivre soi-même et être l’ami qui essaye de soutenir celle qui la vit. Le personnage de Hannah est très passionnant, dans la façon dont elle ressent si fortement ses émotions avec tous ses tics de mécanismes d’adaptation.

Vu que je le lisais pendant que je vivais ma propre rupture, je ne pouvais pas m’empêcher de me sensibiliser aux détails qui ressemblaient à mon amour morte. Des petites observations telles que celle sur :
« Les gares sont pleines de gens qui s’aiment, que la vie a séparé, et qui se retrouvent là, sur le quai. [...] Ceux-là se voient pour la première fois après s’être séduits sur internet » (Falmeron, 2011, p. 39).


m’ont touché. Ma première amour, on s’était rencontrés en ligne et était à longue distance. La première fois qu’on s’est vus en vrai, c’était sur le quai de Saint-Jean à Bordeaux. La connection entre Joss et Hannah était si mignonne. J’ai adoré en particulier cet échange entre eux :
« – C’est bleu ?
– Bleu ?
– Tes cheveux là, c’est bleu ?
J’essaie de remettre mon bonnet droit, je rentre les mèches qui dépassent.
– Non mais laisse, c’est joli.
– Je suis né comme ça, j’y peux rien.
– C’est joli je te dis. Arrête de vouloir te défendre d’être bleu ! Viens, je t’emmène dans mon café préféré » (Dialogue entre Joss et Hannah ; Falmeron, 2011, p. 59).


Je trouve que c’est assez réaliste pour refléter comment les jeunes gens un peu anormaux peuvent s’attacher à travers des choses aléatoires. Au moins, ça se montre vrai selon mon propre vécu.

Même si, j’avoue, la fin est un peu prévisible, j’ai vraiment aimé ce petit roman. La spécialité de cette œuvre se trouve dans l’exploration psychologique d’une fin d’amour plutôt que sur l’intrigue. Moi aussi, j’ai trouvé du confort dans le fait que je n’étais pas le seul à avoir du mal à trouver des endroits confortables.

(Désolé pour les fautes. Le français n'est pas ma première langue. Je suis anglophone.)
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