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Journée De Noces Chez Les Cromagnons

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"Why is the war so beautiful? Why can't I take my eyes off it? These fireworks! It's so enthralling mama, I'm kneeling, wide awake, at the wide open window, enraptured by the horror! Oh, it's so hard to keep my eyes closed!" Nelly in Wedding Day at the Cro-Magnons

72 pages, Paperback

First published April 1, 2002

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About the author

Wajdi Mouawad

53 books524 followers
Né au Liban le 16 octobre 1968, Wajdi Mouawad est contraint d’abandonner sa terre natale à l’âge de huit ans, pour cause de guerre civile. Débute une période d’exil qui le conduit d’abord avec sa famille à Paris. Une patrie d’adoption qu’il doit à son tour quitter en 1983, l’État lui refusant les papiers nécessaires à son maintien sur le territoire. De l’Hexagone, il rejoint alors le Québec.

C’est là qu’il fait ses études et obtient en 1991 le diplôme en interprétation de l’École nationale de théâtre du Canada à Montréal. Il codirige aussitôt avec la comédienne Isabelle Leblanc sa première compagnie, Théâtre Ô Parleur.
En 2000, il est sollicité pour prendre la direction artistique du Théâtre de Quat’Sous à Montréal pendant quatre saisons.
Il crée cinq ans plus tard les compagnies de création Abé Carré Cé Carré avec Emmanuel Schwartz au Québec et Au Carré de l’Hypoténuse en France.

Depuis septembre 2007, il est directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts d’Ottawa et parallèlement s’associe avec sa compagnie française en janvier 2008 à l'Espace Malraux, scène nationale de Chambéry et de la Savoie.

Il est en 2009 l’artiste associé du Festival d’Avignon, où il avait présenté Littoral dix ans auparavant et Seuls en 2008.

Spectacles
Comédien de formation, il joue sous la direction d’artistes comme Brigitte Haentjens dans Caligula d’Albert Camus 1993, Dominic Champagne dans Cabaret Neiges noires 1992 ou Daniel Roussel dans Les Chaises d’Eugène Ionesco 1992, mais interprète aussi des rôles dans sept de ses propres spectacles.

Sa carrière de metteur en scène s’amorce au sein du Théâtre Ô Parleur, avec deux pièces de son frère Naji Mouawad : Al Malja 1991 et L’Exil 1992.
Son parcours lui donne à explorer aussi d’autres univers : Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, Macbeth de Shakespeare 1992, Tu ne violeras pas de Edna Mazia 1995, Trainspotting de Irvine Welsh 1998, Œdipe Roi de Sophocle 1998, Disco Pigs de Enda Walsh 1999, Les Troyennes d’Euripide 1999, Lulu le chant souterrain de Frank Wedekind 2000, Reading Hebron de Jason Sherman 2000, Le Mouton et la baleine de Ahmed Ghazali 2001, Six personnages en quête d’auteur de Pirandello 2001, Manuscrit retrouvé à Saragosse opéra de Alexis Nouss 2001, Les trois Sœurs de Tchekhov 2002, Ma mère chien de Louise Bombardier 2005.

C’est à la même époque du Théâtre Ô Parleur qu’il commence à signer les mises en scène de ses propres textes : Partie de cache-cache entre deux Tchécoslovaques au début du siècle 1991, Journée de noces chez les Cromagnons 1994 et Willy Protagoras enfermé dans les toilettes 1998, puis Ce n’est pas de la manière qu’on se l’imagine que Claude et Jacqueline se sont rencontrés coécrit avec Estelle Clareton 2000. Il écrit également un récit pour enfants Pacamambo, un roman Visage retrouvé, ainsi que des entretiens avec André Brassard : Je suis le méchant !

Il monte Littoral 1997 (qu’il adapte et réalise au cinéma en 2005), puis Rêves 2000, Incendies 2003 (qu’il recrée en russe au Théâtre Et Cetera de Moscou) et Forêts 2006. En 2008, il écrit, met en scène et interprète Seuls.

En 2009, il se consacre au quatuor Le sang des promesses.
Celui-ci rassemble Littoral dans une version recréée la même année, Incendies, Forêts et le spectacle Ciels.

En 2010, il joue sous la direction de Stanislas Nordey dans Les Justes d'Albert Camus.

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Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for Aria.
493 reviews58 followers
April 9, 2017
Despite having themes like 'The Effects of Continual Exposure to Violence' and 'Human Instinct of Finding/Creating Normality in the Midst of Violence/Carnage', this is an incredibly messy play. It's definitely better to watch this performed on stage than to read it, or to at least gather friends to read it out loud with you since it can be rather confusing at times. Furthermore, the farce and tragedy do not mix well together until near the end. Also, the humor in this play isn't my cup of tea, but the twist is a nice touch, and the blend between fantasy and reality is done very well too.
Profile Image for Mahi.
75 reviews34 followers
November 26, 2022
_وصال در وادی وحشت_

«آن‌ها همدیگر را می‌بوسند. در دوردست هنوز بمباران است.»
535 reviews1 follower
February 9, 2017
J'ai compris l'intention derrière cette pièce, mais je n'ai pas su accrocher. Contextes multiples intéressants et plusieurs revirements vers la fin.
Profile Image for Amine BENABOUD.
66 reviews1 follower
June 13, 2026
Wajdi Mouawad, comme à son habitude, poursuit son obsession autour des thèmes de la guerre, de la violence et de l’horreur. Cette fois-ci, il le fait avec un aspect encore plus absurde que dans ses autres livres, même si, dans Anima ou dans Littoral, on retrouvait déjà cette idée.

Ici, dans Journée de noces chez les Cro-Magnons, on voit encore davantage cet absurde utilisé pour combattre l’horreur du réel. Il y a cette famille, avec cette jeune fille qui doit se marier avec un Blanc européen pour s’enfuir de cette terre où l’on meurt, où les bombardements deviennent des anecdotes, où la mort des enfants est banalisée, où les peuples qui se détestent semblent être la norme.

Et ce Blanc, au fond, on sait pertinemment qu’il n’existe pas. On sait que ce mariage n’arrivera pas, que c’est presque une fiction, mais ils continuent quand même. Ils continuent parce que ça permet de combattre l’horreur, de combattre la douleur, de tenir un peu. Et quand le fiancé arrive vraiment, quand il arrive réellement, on ne comprend plus rien. On est perdu, parce qu’on est tellement habitué à l’horreur que quand un peu de pudeur, un peu de beauté, un peu de douceur arrive, on n’arrive même plus à y croire.

Et en plus, ça arrive avec cette vulgarité si belle propre à Mouawad. Ce fiancé parle de cette terre comme d’une terre belle, douce, avec du soleil, sans voir l’aspect désastreux de la guerre, du meurtre, de la destruction. Parce que les Blancs voient toujours l’exotisme avant de voir la douleur. Ils voient le soleil avant de voir les morts.

Wajdi Mouawad continue à dépeindre ce Liban sous la guerre, la haine et la mort, devenues presque anecdotiques. Jamais dans le pathos, toujours avec un côté burlesque et une absurdité terriblement triste, puisqu’elle essaie d’être drôle.

Comme à son habitude, il jongle aussi avec un style à la fois vulgaire, réel, absurde et profondément poétique. Il y a chez lui des envolées littéraires, des termes magnifiques, des mots d’une beauté sans nom, toujours cassés, interrompus ou mélangés à la vulgarité, aux gros mots, au burlesque et au trivial. C’est justement ce mélange qui donne à son écriture une force particulière : elle ne cherche jamais à embellir l’horreur, mais à la faire surgir dans toute sa violence, avec ses éclats de beauté et ses ruptures brutales.

Les personnages sont tous touchants, avec des personnalités bien définies, sans être pour autant les archétypes d’une pensée, d’une mentalité ou d’une défense. La pièce se mêle aussi au fait que Wajdi l’écrit : il se pose des questions, se demande pourquoi il écrit, se raconte et parle un peu de lui.

Ce n’est pas non plus sa meilleure pièce, je préfère, je pense, Littoral ou Forêts, et mon livre préféré de lui restera Anima. Mais ce livre est quand même excellent et à lire au plus vite.
52 reviews
January 3, 2021
On va leur balancer du kebbé à nos valeureux soldats tu vas voir on va les faire patauger dans le hoummous !
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