Greg Forbs, in his forties, is the main shareholder of the pharmaceutical giant Gallica. So why does he wake up naked in an egg, in the middle of a dump? Who are the strangers chasing him? Will he be able to survive in this merciless new world?
With The Hourglass of Ashes, Jeanne Sélène signs a glaucous dystopia at a frantic pace.
Greg Forbs sort péniblement d’une coquille d’œuf. Pourquoi une coquille d’œuf ? Il ne le sait pas… D’ailleurs, il ne sait même pas où il est. Autour de luiV: une ville détruite et des détritus en tout genre. Il tombe des nues quand il aperçoit quand cherche à le tuer. Aurait-il été sélectionné sans le savoir pour une sorte de téléréalité troublante ? Vu son statut imposant, ce n’est pas improbable qu’on l’ait mis là, pour l’observer. Et pourtant… Pourtant, tout est tellement étrange, la logique même du monde semble ne plus avoir cours. Pourquoi est-il là ?
Il va m’être difficile de chroniquer Le Sablier des cendres, parce que je n’ai pas aimé cette lecture. Plus précisément, je n’ai pas compris cette lecture. J’ai été envahie par le même sentiment d’incompréhension que lorsque j’ai tenté de regarder Matrix. Cependant, des gens ont adoré Matrix, alors je ne doute pas que certains apprécieront l’ambiance du Sablier des cendres.
Alors, voyons les choses de façon un peu plus objectives, qu’allez-vous trouver avec ce roman ? Tout d’abord, si vous appréciez les éléments très étranges et une atmosphère étouffante et à la limite de l’asphyxie, vous allez être servis ! On veut savoir pourquoi, comment, et petit à petit, on comprend, mais seulement en partie. L’impression et le sentiment qu’inspire cette ambiance oppressante sont bien plus importants que la compréhension ou même l’histoire. Ça paraît étrange, mais ça marche, si ce n’est que mon esprit peut-être un peu trop cartésien s’est heurté à un mur.
J’en reviens à l’ambiance très malsaine : la volonté de tuer, sans savoir pourquoi, parce qu’on pense que c’est le prix à payer pour s’en sortir. C’est assez intéressant de voir le cheminement de Greg, d’abord perdu, puis qui prend les choses en main, à sa façon. Malgré tout, je regrette que le personnage soit un peu trop caricatural pour moi, et commette certains actes répréhensibles qui, selon moi, se combinent assez mal avec la trame. À ce sujet, il pense pendant un long moment qu’il est dans une téléréalité. Alors pourquoi pas, on est dans un monde dystopique, mais j’ai parfois trouvé qu’il était un peu naïf de s’y accrocher aussi longtemps, tant les choses sont dingues. Mais après tout, on tente toujours de se raccrocher à un élément logique, alors là encore, ça peut marcher, je n’y ai juste pas été sensible. En plus, Greg est un personnage absolument détestable, ça ne m’a pas aidée à le juger plus gentiment.
Difficile d’en dire plus, si ce n’est que j’ai fini par découvrir une des révélations finales assez rapidement, et j’ai souri de voir que de nombreux éléments nous mettent tout en douceur sur la voie. L’ambiance glauque à souhait est très bien décrite, mais trop bizarre pour moi.
En bref, ce n’est vraiment pas un roman pour moi, mais, comme je l’ai dit, si les histoires dures à comprendre et dénuées d’une certaine logique vous plaisent, foncez, sinon, vous risquez d’en ressortir comme moi : un peu perplexe.
Trop difficile à comprendre pour mon petit cerveau, un peu comme Matrix, mais si vous avez aimé ce film, vous pouvez tenter ce livre sans trop de risques.
Je connaissais surtout Jeanne Sélène pour ses contes pour enfants (que je vous invite fortement à découvrir) ou son roman feel good. Je savais que Le Sablier des cendres présentait un univers nettement plus sombre. Mais j'ignorais à quel point.
Dès les premières pages, on découvre Greg Forbes, qui se réveille dans un univers totalement incompréhensible. Il y est question de gens qui apparaissent nus dans des œufs, d'une pluie qui est la seule source de liquide, d'endormissements spontanés dès que la nuit surgit... Bref, on est bien dans du fantastique et il y a de nombreux mystères autour du monde dans lequel Greg s'est réveillé.
Est-ce que cela va l'amener à changer ? Parce qu'autant le dire directement : Greg est absolument odieux. Si vous cherchez un anti-héros que vous pourrez détester, allez-y, défoulez-vous sur lui. Je ne peux pas vous dire s'il évolue ou non dans l'histoire sans vous la spoiler. Par contre, attendez-vous au minimum à ce que votre propre regard sur lui se transforme. Jeanne Sélène nous prouve ici qu'il n'y a jamais de méchant absolu, sans que l'on puisse trouver une raison à leur affreuseté (oui, ce mot n'existe pas, et je m'en moque).
C'est donc un véritable tour de force sur la construction des personnages qu'elle nous présente ici. Sans compter un scénario avec un univers prenant, angoissant, et toutes les questions qu'il soulève. Vous aurez de l'action, du suspense, du mystère... C'est bien ça, non, les ingrédients d'un bon livre ?
Alors, oui, c'est vrai, il y a eu des moments où les pages étaient trop sombres pour moi et où j'avais envie de me cacher dans un coin pour ne plus les lire. Ce n'est pas un livre tout doux, plein de gentillesse et de bons sentiments. Mais c'est un livre qui fait réfléchir... à condition de le lire jusqu'au bout.