Christian Figuères se retrouve à l’hôpital dans un état comateux, après avoir été renversé par une automobile. Alors que le médecin délivre un diagnostic fatal, il se souvient de ses instants de bonheur avec les femmes qu’il a rencontrées. Au fur et à mesure que ses proches viennent lui parler, convaincus que c’est la dernière fois, la confrontation de leurs discours avec ses souvenirs lui fait réaliser que sa vie n’a été que la répétition continuelle d’actions dont le sens lui a toujours échappé. Au moment même où sa famille consent à mettre fin à l’assistance médicale pour permettre le don de ses organes, il découvre ainsi que, derrière toutes ces femmes, qui, au fond, représentaient sa seule raison d’être, se cachait un simple amour d’adolescent. Cet amour perdu, il n’avait fait que le rechercher sans cesse, emporté par le sentiment inconscient qu’il n’y avait, en dehors de lui, ni espoir, ni certitude, dans une société engluée dans une crise morale destructrice, et portant en elle l’horreur comme seule réponse à l’ennui.