Ce n’est pas ce que tu n’as pas dit, mais la manière dont tu t’es tu est né d’une réflexion sur les difficultés de communication. Exploration poétique des mille et une manières de se dire, de construire des ponts sur le monde, de tisser des liens avec l’autre. Y sont tour à tour disséqués : l’appréhension de la vie au présent ; le retour aux sources, les racines ; des tentatives de définition de l’amour ; des tentatives de réconciliation entre le paraître et l’être ; l’empathie et l’écoute bienveillante ; les idées qu’on se fait et dont on veut se défaire, pour choisir au milieu de ce chaos qui n’est qu’une réalité parmi tant d’autres, celle dans laquelle on veut s’engager pour un bout de chemin ; et le lâcher-prise. Dans une langue cadencée qui claque, à la portée de tous bien que richement travaillée, Myriam OH (Ould-Hamouda) déroule ses poèmes comme autant d’histoires, sincères, touchantes, peut-être personnelles (je, tu), mais assurément universelles.
Trop trop bieng euhhh j'ai noté plein de citation olalalla plein de poème masterclass du coup bah la review ça va être un lundi mdrr aled : Occlusion 52"leçons récitées sans y croire Depuis toi je sais ce que veux dire <>" 58"raconte-moi encore un peu la fèvre montre-moi encore bien la candeur pose tes mains sur mes oreilles sur mes binocles l'amour n'a rien à prouver rien à dire. rien à montrer il se vit quelque part où les mots les images n'existent pas il se vit n'importe où et les métaphores il s'en fout l'amour est beau comme une question sans réponse
comme une erreur de parcours" Désolé pour la gêne occasionnée Ce soir j'y arrive pas 85 Un âne mort (et des brouettes)"quand la nuit pèse un âne mort et qu'elle tombe sur la vie mais que la vie est têtue comme une mule." 90 Parle moi"je me fous de tes paupières qui tombent je me fous de l'ombre qui les souligne pourvu que ton regard brille assez pour que je m'y envoie en l'air" 91""si les murs ont des oreilles je t'aime par-delà le bout de leur nez." Parle moi Tiens 103"lespromesses même gravées sur un banc à la pointe du canif y'a toujours un cul qui finit par s'asseoir dessus l'émotion est un trompe-l'œil que le temps fait passer même de travers ça glisse ou ça crise va croire en quelqu un d'autre si toi-même tu sais pas faire " 104"y a pas de tests de paternité pour la connerie" Les lunettes noires ne servent pas forcément à se protéger du soleil 112 " on dirait qu'on se parlerait qu'on s'écouterait on dirait qu'on poufferait qu'on chialerait on dirait qu'on j'aimerait sans ego
( parce que le reste, c'est du pipeau)" 116" j'hésite entre la pendaison et la poésie " " c'est un bon mois pour d'aoûter " 130"prends le temps, l'escabeau, pour vérifier par toi-même que le dernier étage du placard de l'entrée ne cache rien que tu ne possèdes déjà, prends, ou emporte, reste, et va voir ailleurs si tes yeux changent de couleur." Il y a des rencontres J'arrive (tu peux mettre la table) " Entre Ce que je pense Ce que je veux dire Ce que je crois dire Ce que je dis Ce que vous avez envie d'entendre Ce que vous croyez entendre Ce que vous entendez Ce que vous avez envie de comprendre Ce que vous croyez comprendre Ce que vous comprenez Il y a dix possibilités gu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même.. " Bernard Werber Bahhahaha c'est tellement long mais au moins j'aurai tout ici voilou en vrai j'ai tout trop aimé
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Un joli recueil de poèmes, avec un coup de cœur pour le premier Langage un peu familier et peu "poétique" au sens strict du terme, ce qui n'est pas un problème en soi mais rend le ressenti de lecture moins joli, même si le fond l'est Tentative originale de dessins qui font penser aux calligrammes d'Apollinaire, mais ne m'a pas trop convaincue Se lit très vite, on en ressort apaisé tout de même.