"Au milieu de la nuit, deux hommes débarquent chez Sam et le jettent sur la banquette arrière d'une voiture, un sac de toile sur la tête, le canon d'un revolver contre la tempe. Samuel Marx a accumulé les dettes depuis son divorce, et l'ardoise a été rachetée par un dangereux mafieux. Mais Sam réussit à s'enfuir en volant la voiture du caïd, et sa cavale le mène dans un village où débute l'étrange méprise... Pourquoi le pompiste l'appelle-t-il Vince ? Et pourquoi cette jeune femme l'accueille-t-elle chez elle et l'embrasse en croyant étreindre son mari ?"
Après un départ en force et u concept for intéressant, ce livre termine sa route par une grande déception. Le rythme nous tient en haleine du début à la fin et le tout se lit très bien, même si le style littéraire est dans le très simple. Les personnages manquent de stabilité, parfois ils semblent solides et attachants, la plupart du temps en fait, mais par moment, ils tombent à plats et presque dans une sorte de parodie d'eux-mêmes. Pour finir, la fin est terriblement décevante, car on attend tout au long de la lecture une révélation, une chute époustouflante, qui ne vient jamais. On se retrouve donc avec un livre dont on apprécie la lecture pendant celle-ci, mais qu'une fois terminé on ne peut s'empêcher de se dire: «Si j'avais su...». Un potentiel mal exploité!