Days of Reading Quotes

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Days of Reading Days of Reading by Marcel Proust
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Days of Reading Quotes Showing 1-16 of 16
“There are perhaps no days of our childhood we lived so fully as those we believe we left without having lived them, those we spent with a favorite book.”
Marcel Proust, Days of Reading
“On no days of our childhood did we live so fully perhaps as those we thought we had left behind without living them, those that we spent with a favourite book.”
Marcel Proust, Days of Reading
“Forse non ci sono giorni della nostra adolescenza vissuti con altrettanta pienezza di quelli che abbiamo creduto di trascorrere senza averli vissuti, quelli passati in compagnia del libro prediletto. Tutto ciò che li riempiva agli occhi degli altri e che noi evitavamo come un ostacolo volgare a un piacere divino: il gioco che un amico veniva a proporci proprio nel punto più interessante, l’ape fastidiosa o il raggio di sole che ci costringevano ad alzare gli occhi dalla pagina o a cambiare posto, la merenda che ci avevano fatto portar dietro e che lasciavamo sul banco lì accanto senza toccarla, mentre il sole sopra di noi diminuiva di intensità nel cielo blu, la cena per la quale si era dovuti rientrare e durante la quale non abbiamo pensato ad altro che a quando saremmo tornati di sopra a finire il capitolo interrotto[...]”
Marcel Proust, Del piacere di leggere
“No days, perhaps, of all our childhood are ever so fully lived are those that we had regarded as not being lived at all: days spent wholly with a favourite book.”
Marcel Proust, Days of Reading
“We want the author to give us answers when all he can do is give us desires.”
Eric Karpeles, On Reading
“Who cannot recall, as I can, the reading they did in the holidays, which one would conceal successively in all those hours of the day peaceful and inviolable enough to be able to afford it refuge?”
Marcel Proust, Days of Reading
“Pasaba largas horas encantadoras, a solas consigo mismo, el único invitado que olvidara invitar a comer durante su vida.”
Marcel Proust, Days of Reading
“The difference essentially between a book and a friend lies not in their greater or lesser wisdom, but in the manner in which we communicate with them, reading being the reverse of conversation, consisting as it does for each one of us in receiving the communication of another’s thought while still being on our own, that is, continuing to enjoy the intellectual sway which we have in solitude and which conversation dispels instantly, and continuing to be open to inspiration, with our minds still at work hard and fruitfully on themselves.”
Marcel Proust, Days of Reading
“Et c’est là, en effet, un des grands et merveilleux caractères des beaux livres (et qui nous fera comprendre le rôle à la fois essentiel et limité que la lecture peut jouer dans notre vie spirituelle) que pour l’auteur ils pourraient s’appeler « Conclusions » et pour le lecteur « Incitations ». Nous sentons très bien que notre sagesse commence où celle de l’auteur finit, et nous voudrions qu’il nous donnât des réponses, quand tout ce qu’il peut faire est de nous donner des désirs. Et ces désirs, il ne peut les éveiller en nous qu’en nous faisant contempler la beauté suprême à laquelle le dernier effort de son art lui a permis d’atteindre. Mais par une loi singulière et d’ailleurs providentielle de l’optique des esprits (loi qui signifie peut-être que nous ne pouvons recevoir la vérité de personne, et que nous devons la créer nous-même), ce qui est le terme de leur sagesse ne nous apparaît que comme le commencement de la nôtre, de sorte que c’est au moment où ils nous ont dit tout ce qu’ils pouvaient nous dire qu’ils font naître en nous le sentiment qu’ils ne nous ont encore rien dit.”
Marcel Proust, Days of Reading
“La lectura está en el umbral de la vida espiritual; puede introducirnos en ella: no la constituye.”
Marcel Proust, Sobre la lectura
“Sans doute, l’amitié, l’amitié qui a égard aux individus, est une chose frivole, et la lecture est une amitié. Mais du moins c’est une amitié sincère, et le fait qu’elle s’adresse à un mort, à un absent, lui donne quelque chose de désintéressé, de presque touchant. C’est de plus une amitié débarrassée de tout ce qui fait la laideur des autres.
Comme nous ne sommes tous, nous les vivants, que des morts qui ne sont pas encore entrés en fonctions, toutes ces politesses, toutes ces salutations dans le vestibule que nous appelons déférence, gratitude, dévouement et où nous mêlons tant de mensonges, sont stériles et fatigantes. De plus, – dès les premières relations de sympathie, d’admiration, de reconnaissance, – les premières paroles que nous prononçons, les premières lettres que nous écrivons, tissent autour de nous les premiers fils d’une toile d’habitudes, d’une véritable manière d’être, dont nous ne pouvons plus nous débarrasser dans les amitiés suivantes ; sans compter que pendant ce temps-là les paroles excessives que nous avons prononcées restent comme des lettres de change que nous devons payer, ou que nous paierons plus cher encore toute notre vie des remords de les avoir laissé protester.
Dans la lecture, l’amitié est soudain ramenée à sa pureté première. Avec les livres, pas d’amabilité. Ces amis-là, si nous passons la soirée avec eux, c’est vraiment que nous en avons envie. Eux, du moins, nous ne les quittons souvent qu’à regret. Et quand nous les avons quittés, aucune de ces pensées qui gâtent l’amitié : Qu’ont-ils pensé de nous ? – N’avons-nous pas manqué de tact ? – Avons-nous plu ? – et la peur d’être oublié pour tel autre.
Toutes ces agitations de l’amitié expirent au seuil de cette amitié pure et calme qu’est la lecture. Pas de déférence non plus ; nous ne rions de ce que dit Molière que dans la mesure exacte où nous le trouvons drôle ; quand il nous ennuie nous n’avons pas peur d’avoir l’air ennuyé, et quand nous avons décidément assez d’être avec lui, nous le remettons à sa place aussi brusquement que s’il n’avait ni génie ni célébrité.
L’atmosphère de cette pure amitié est le silence, plus pur que la parole. Car nous parlons pour les autres, mais nous nous taisons pour nous-mêmes. Aussi le silence ne porte pas, comme la parole, la trace de nos défauts, de nos grimaces. Il est pur, il est vraiment une atmosphère. Entre la pensée de l’auteur et la nôtre il n’interpose pas ces éléments irréductibles, réfractaires à la pensée, de nos égoïsmes différents.
Le langage même du livre est pur (si le livre mérite ce nom), rendu transparent par la pensée de l’auteur qui en a retiré tout ce qui n’était pas elle-même jusqu’à le rendre son image fidèle, chaque phrase, au fond, ressemblant aux autres, car toutes sont dites par l’inflexion unique d’une personnalité ; de là une sorte de continuité, que les rapports de la vie et ce qu’ils mêlent à la pensée d’éléments qui lui sont étrangers excluent et qui permet très vite de suivre la ligne même de la pensée de l’auteur, les traits de sa physionomie qui se reflètent dans ce calme miroir. Nous savons nous plaire tour à tour aux traits de chacun sans avoir besoin qu’ils soient admirables, car c’est un grand plaisir pour l’esprit de distinguer ces peintures profondes et d’aimer d’une amitié sans égoïsme, sans phrases, comme en soi-même.”
Marcel Proust, Days of Reading
“En la lectura, la amistad es devuelta de pronto a su pureza primera. Con los libros, no existe amabilidad. Si pasamos la velada con estos amigos, es realmente porque lo deseamos. Al menos a ellos, lamentamos a menudo dejarlos. Y cuando los hemos dejado, ninguno de esos pensamientos que enturbian la amistad: «¿Qué han pensado de nosotros? – ¿Nos ha faltado tacto? – ¿Hemos gustado?», ni el miedo a ser olvidado por algún otro. Todos estos sobresaltos de la amistad expiran en el umbral de esa amistad pura y tranquila que es la lectura.”
Marcel Proust, Sur la lecture
“Comme nous ne sommes tous, nous les vivants, que des morts qui ne sont pas encore entrés en fonctions, toutes ces politesses, toutes ces salutations dans le vestibule que nous appelons déférence, gratitude, dévouement et où nous mêlons tant de mensonges, sont stériles et fatigantes.”
Marcel Proust, Days of Reading
“ce qui diffère essentiellement entre un livre et un ami, ce n’est pas leur plus ou moins grande sagesse, mais la manière dont on communique avec eux, la lecture, au rebours de la conversation, consistant pour chacun de nous à recevoir communication d’une autre pensée, mais tout en restant seul, c’est-à-dire en continuant à jouir de la puissance intellectuelle qu’on a dans la solitude et que la conversation dissipe immédiatement, en continuant à pouvoir être inspiré, à rester en plein travail fécond de l’esprit sur lui-même.”
Marcel Proust, Days of Reading
“Tant que la lecture est pour nous l’incitatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-même la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire. Il devient dangereux au contraire quand, au lieu de nous éveiller à la vie personnelle de l’esprit, la lecture tend à se substituer à elle, quand la vérité ne nous apparaît plus comme un idéal que nous ne pouvons réaliser que par le progrès intime de notre pensée et par l’effort de notre coeur, mais comme une chose matérielle, déposée entre les feuillets des livres comme un miel tout préparé par les autres et que nous n’avons qu’à prendre la peine d’atteindre sur les rayons des bibliothèques et de déguster ensuite passivement dans un parfait repos de corps et d’esprit.”
Marcel Proust, Days of Reading
“For as long as reading is for us the instigator whose magic keys have opened the door to those dwelling-places deep within us that we would not have known how to enter, its role in our lives is salutary. It becomes dangerous on the other hand, when, instead of awakening us to the personal life of the mind, reading tends to take its place, when the truth no longer appears to us as an ideal which we can realize only by the intimate progress of our own thought and the efforts of our own heart, but as something material, deposited between the leaves of books like a honey fully prepared by others and which we need only take the trouble to reach down from the shelves of libraries and then sample passively in a perfect repose of mind and body.”
Marcel Proust, Days of Reading