Francophonie discussion

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De la difficulté de rejoindre les francophones non-Français

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message 1: by S.J. (last edited Mar 20, 2013 11:57AM) (new)

S.J. (joasia_) | 9 comments Je suis éditrice à Montréal (Québec) et je cherche des manuscrits d'auteurs francophones. Depuis un an, j'ai réussi à signer des contrats d'édition avec 17 auteurs différents. Là-dessus, il y a 14 Français, une Québécoise, une Belge, et une Angolaise qui essaie de devenir Française.

Pourquoi une telle disproportion parmi les nationalités/lieux de résidence ? (Sans parler de celles qui ne sont même pas représentées.)

Il n'y a pas 14 fois plus de locuteurs francophones en France qu'au Québec ou en Belgique, mais seulement 10 fois plus. Par ailleurs, étant moi-même située au Québec et agissant essentiellement sur place, je suis étonnée que les Québécois en particulier soient si peu représentés.

Du côté des lecteurs, on retrouve à peu près les statistiques de population : environ 10 fois moins de Québécois que de Français. Par contre, pas de Belges à ma connaissance, et rien du reste du monde non plus.

Je précise que je publie en numérique, et que mon but en faisant cela était justement d'être disponible partout dans le monde au même prix. J'ai vécu dans cinq pays différents dans ma vie et je lis dans cinq langues, alors l'accessibilité de la culture hors du territoire est une chose qui me tient à cœur. Sauf qu'apparemment, être "accessible" ne suffit pas.

Où se cachent les écrivains francophones non-Français ? Pourquoi la "francophonie" finit-elle si souvent par se réduire à la France, malgré notre meilleure volonté ?


message 2: by Marianne (new)

Marianne | 3 comments Je ne suis pas certaine que ma réponse va plaire à tout le monde, mais c'est malheureusement ce que je peux observer dans ma vie de tous les jours.

J'écris moi même à temps perdu (ce qui est très rare), puisque je suis étudiante à temps plein en pharmaceutiques. Je suis Québécoise à 100%, et très attachée à la langue française - sous toutes ses formes. J'ai vécu à plusieurs endroits au Québec, mais je rencontre toujours les mêmes "problèmes" : j'ai beaucoup de mal à discuter avec qui que ce soit de mes lectures, de littérature, de toute ce qui peut toucher de près ou de loin à la langue. J'ai l'impression que la qualité du français, et tout ce qui touche à la rédaction n'est pas vraiment aimé en général dans la population. Oui, on se bat pour garder notre langue dans notre province, pour l'empêcher de disparaître. Mais c'est comme si cela ne touchait que la discussion, et pas tout ce qui devrait normalement venir avec.

Malgré d'excellents auteurs qui apparaissent chaque année dans les rayons francophones, la majorité des gens semblent croire que l'écriture n'est pas vraiment pertinente. Déjà que la majorité croit que lire un livre est une perte de temps et complètement ennuyant.

Je pense que le problème provient du secondaire: c'est pendant ces années que la lecture doit devenir un des plus beaux passe temps. Je crois qu'une fois que ces années sont passées, il est trop tard pour réussir à convaincre quelqu'un de l'intérêt que cela peut apporter.

Peut-être serait-il temps de revoir le programme de français au secondaire ?


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