Société Quotes

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Virginie Despentes
“L'ancienneté, chez les punks, était signe de crédibilité et conférait prestige et avantages divers. Un des rares points communs entre punk rock et fonction publique.”
Virginie Despentes, Bye Bye Blondie

Virginie Despentes
“Coup d'œil dans la vitrine d'une bijouterie, pleine d'or et de réveils. C'est entre effroi et amusement. Sa propre allure. Elle ressemble à d'autres filles qu'elle. Jamais auparavant elle n'avait cru que c'était possible, sortir comme ça et que personne ne s'exclame : « Mais qu'est-ce que c'est que cette imposture ? » Cette allure qu'elle a, jambes sublimées, silhouette transformée. Et personne ne se rend compte qu'elle n'est pas du tout comme ça. C'est la première fois qu'elle comprend, qu'en fait aucune fille n'est comme ça.”
Virginie Despentes, Les jolies choses

Guy Debord
“La réalité du temps a été remplacée par la publicité du temps.”
Guy Debord, The Society of the Spectacle

Guy Debord
“Le tourisme, se ramène fondamentalement au loisir d'aller voir ce qui est devenu banal.”
Guy Debord, The Society of the Spectacle

Boris Vian
“_ Pourquoi sont-ils si méprisants ? demanda Chloé. Ce n'est pas tellement bien de travailler...
_ On leur a dit que c’était bien, dit Colin. En général, on trouve ça bien. En fait, personne ne le pense. On le fait par habitude et pour ne pas y penser, justement.
_ En tout cas, c'est idiot de faire un travail que des machines pourraient faire.
_ Il faut construire des machines, dit Colin. Qui le fera?
_ Oh! Evidemment, dit Chloé. Pour faire un œuf, il faut une poule, mais, une fois qu'on a la poule, on peut avoir des tas d’œufs. Il vaut donc mieux commencer par la poule.
_ Il faudrait savoir, dit Colin, qui empêche de faire des machines. C'est le temps qui doit manquer. Les gens perdent leur temps à vivre, alors, il ne leur en reste plus pour travailler.
_ Ce n'est pas plutôt le contraire? dit Chloé.
_ Non, dit Colin. S'ils avaient le temps de construire les machines, après ils n'auraient plus besoin de rien faire. Ce que je veux dire c'est qu'ils travaillent pour vivre au lieu de travailler à construire des machines qui les feraient vivre sans travailler.
_ C'est compliqué, estima Chloé.
_ Non, dit Colin. C'est très simple. Ça devrait, bien entendu, venir progressivement. Mais, on perd tellement de temps à faire des choses qui s'usent...
- Mais, tu crois qu'ils n'aimeraient pas mieux rester chez eux et embrasser leur femme et aller à la piscine et aux divertissements?
- Non, dit Colin. Parce qu'ils n'y pensent pas.
- Mais est-ce que c'est leur faute si ils croient que c'est bien de travailler?
- Non, dit Colin, ce n'est pas leur faute. C'est parce qu'on leur a dit : « Le travail, c'est sacré, c'est bien, c'est beau, c'est ce qui compte avant tout, et seuls les travailleurs ont droit à tout. » Seulement, on s'arrange pour les faire travailler tout le temps et alors ils ne peuvent pas en profiter.
_ Mais, alors, ils sont bêtes? dit Chloé.
_ Oui, ils sont bêtes, dit Colin. C'est pour ça qu'ils sont d'accord avec ceux qui leur font croire que le travail c'est ce qu'il y a de mieux. Ça leur évite de réfléchir et de chercher à progresser et à ne plus travailler.”
Boris Vian, L'Écume des jours

Honoré de Balzac
“Le grand monde a son argot. Mais cet argot s'appelle le style.”
Honoré de Balzac, Splendeurs et miseres des courtisanes. Ou menent les mauvais chemins

Michel Houellebecq
“Le combat narcissique durerait aussi longtemps que la sociabilité elle-même, il en serait l'ultime vestige, mais il finirait par s'éteindre. Quant à l'amour, il ne fallait plus y compter.”
Michel Houellebecq, The Possibility of an Island

Emil M. Cioran
“Règle d'or : laisser une image incomplète de soi...”
Emil Cioran, Del inconveniente de haber nacido

Guy Debord
“Les force qu'elle a déchaînées suppriment la nécessité economique qui a été la base immuable des sociétés anciennes. Quand elle la remplace par la nécessité du développement economique infini, elle ne peut que remplacer la satisfatction des premiers besoins humains sommairement reconnus, par une fabrication ininterrompue de pseudo-besoins qui se ramènent au seul pseudo-besoin du maintien de son règne.”
Guy Debord, The Society of the Spectacle

Guy Debord
“Les pseudo-événements qui se pressent dans la dramatisation spectaculaire n'ont pas été vécus par ceux qui en sont informés ; et de plus ils se perdent dans l'inflation de leur remplacement précipité, à chaque pulsion de la machinerie spectaulaire. D'autre part, ce qui a été réellement vécu est sans relation avec le temps irréversible officiel de la société, et en opposition directe au rythme pseudo-cyclique du sous-produit consommable de ce temps. Ce vécu individuel de la vie quotidienne séparée reste sans langage, sans concept, sans accès critique à son propre passé qui n'est consigné nulle part. Il ne se communique pas. Il est incompris et oublié au profit de la fausse mémoire spectaculaire du non-mémorable.”
Guy Debord, The Society of the Spectacle

“A l´allure où ça va, on emploiera bientôt un quart de la population comme flics, matons, vigiles, formateurs, sociologues, journalistes, éducateurs, médiateurs, et j´en passe, pour surveiller et divertir une moitié au profit du dernier quart.”
Thierry Pelletier, La Petite Maison Dans La Zermi

Alain Damasio
“Tout cela me confortait dans mon intuition, souvent moquée par mes amis, que l’homme était fondamentalement bon – à condition d’être en rapport direct et vital avec d’autres hommes. Impersonnel, un système social écarte l’homme de l’homme. Dans la lézarde ainsi creusée, la plante du ressentiment pousse et nourrit la fraude, le parasitisme et l’abus – puisqu’on ne voit jamais qui paie ni qui souffre de nos abus. On espère que c’est le système qui paie quand lui se contente de répartir les coûts et d’inoculer ce que chacun, par sa rancœur, fait subir de manière diffuse à tous. Les dysfonctionnements s’accroissent, les honnêtes gens s’en prennent aux saboteurs et bientôt les imitent … On se retrouve contraint, pour maintenir la cohésion sociale, d’instaurer un contrôle maniaque et vétilleux sur le moindre petit comportement fautif de chaque citoyen. Et ça donne Cerclon : la démocratie comme liberticide collectif …”
Alain Damasio, La Zone du dehors

Paulo Coelho
“« Nous ne sommes pas ce que nous désirons être. Nous sommes ce que la société exige. Nous
sommes ce que nos parents ont choisi. Nous ne voulons décevoir personne, nous avons un immense
besoin d'être aimés. Alors nous étouffons le meilleur de nous-mêmes. Bientôt, ce qui était la lumière
de nos rêves devient le monstre de nos cauchemars. Ce sont les choses non réalisées, les possibles
non vécus. »”
Paulo Coelho, Adultery

Karl Marx
“Vous êtes saisis d'horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais dans votre société la propriété privée est abolie pour les 9/10ème de ses membres. C'est précisément parce qu'elle n'existe par pour 9/10ème qu'elle existe pour vous. Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de la propriété qui ne peut constituer qu'à la condition de priver l'immense majorité de la société de toute propriété.”
Karl Marx, The Communist Manifesto

Jean-Jacques Rousseau
“Or, si l’on compare la diversité prodigieuse d’éducations et de genres de vie qui règne dans les différents ordres de l’état civil, avec la simplicité et l’uniformité de la vie animale et sauvage, où tous se nourrissent des mêmes aliments, vivent de la même manière, et font exactement les mêmes choses, on comprendra combien la différence d’homme à homme doit être moindre dans l’état de nature que dans celui de société, et combien l’inégalité naturelle doit augmenter dans l’espèce humaine par l’inégalité d’institution.”
Jean-Jacques Rousseau, Discourse on the Origin of Inequality

Amélie Nothomb
“L’époque où nous vivons regorge de ces idiots intelligents dont la société fait regretter les braves imbéciles du temps jadis.”
Amélie Nothomb, Riquet à la houppe

Georges Perec
“Qui ne travaille pas ne mange pas, certes, mais qui travaille ne vit plus.”
Georges Perec, Les Choses

Chimamanda Ngozi Adichie
“Nous vivons dans un monde rempli de femmes incapables de respirer librement parce qu’on les a conditionnées depuis si longtemps à se contorsionner pour s’efforcer de se rendre aimables.”
Chimamanda Ngozi Adichie, Dear Ijeawele, or a Feminist Manifesto in Fifteen Suggestions

Jules Verne
“Voilà à quoi tiennent, non seulement les développements physiques de toute une nation mais sa moralité, sa dignité, ses talents, son sens politique ! Ce n'est qu'une question de molécules...”
Jules Verne, Une fantaisie du Docteur Ox / Maître Zacharius / Un drame dans les airs / Un hivernage dans les glaces / Les forceurs de blocus

Alain Damasio
“Qui dit quoi ? Que dans un monde où tout le monde croit devoir s'exprimer, il n'y a plus d'illumination possible. Rien ne peut être éclairé dans la luminance totale. Il faut beaucoup de silence pour entendre une note. Il faut beaucoup de nuit pour qu'un éclair puisse jaillir, pour qu'une couleur neuve soit perçue, soit reçue.”
Alain Damasio, Aucun souvenir assez solide