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Of Problematology: Philosophy, Science, and Language
Michel Meyer offers a new beginning for philosophy rooted in a theory of questioning that he calls "problematology." Meyer argues that a new beginning is necessary in order to resituate philosophy, science, and linguistic analysis, and he proposes a global view of rationality by returning to the nature of questioning itself.
For Meyer, philosophy does not solve problems or give answers but instead shows how propositions are related to a whole field of questions that give them meaning. Reason is identified not with answers but with the question-answer process. Meyer pursues this new theory of reason and meaning in a critique of Western philosophy from Socrates, Plato, and Aristotle through Heidegger, Wittgenstein, and Foucault. He provides a detailed analysis of Descartes' notion of radical doubt and demonstrates its implications for the subsequent philosophical tradition that ignored the questioning process while pursuing an unshakable foundation for knowledge. Meyer argues that recent work in rhetoric points toward a theory of radical questioning and claims that the methods of rhetoric and argumentation must be turned back on philosophy itself in order to recover the original significance of metaphysics as the science of ultimate questions.
For Meyer, philosophy does not solve problems or give answers but instead shows how propositions are related to a whole field of questions that give them meaning. Reason is identified not with answers but with the question-answer process. Meyer pursues this new theory of reason and meaning in a critique of Western philosophy from Socrates, Plato, and Aristotle through Heidegger, Wittgenstein, and Foucault. He provides a detailed analysis of Descartes' notion of radical doubt and demonstrates its implications for the subsequent philosophical tradition that ignored the questioning process while pursuing an unshakable foundation for knowledge. Meyer argues that recent work in rhetoric points toward a theory of radical questioning and claims that the methods of rhetoric and argumentation must be turned back on philosophy itself in order to recover the original significance of metaphysics as the science of ultimate questions.
- GenresPhilosophy
318 pages, Paperback
First published January 1, 1995
About the author
Michel Meyer
137 books1 followerMichel Meyer enseigne à l'Université libre de Bruxelles et à l'Université de Mons. On lui doit plusieurs ouvrages publiés aux PUF, dont Le comique et le tragique (2003), La rhétorique (« Que sais-je ? », 2004), Le philosophe et les passions (2007). Ils font suite à Questionnement et historicité (2000), maître-livre de la problématologie.
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Community Reviews
Displaying 1 - 1 of 1 review
February 9, 2026
Génial et profond. En fait de "Que sais-je ?", censé être une introduction, il s'agit d'un vrai texte philosophique, sans doute synthétique par rapport à l'œuvre immense de ce philosophe fécond. À quand un "Que sais-je ?" pour introduire ce "Que sais-je ?" ?
À partir d'une observation toute simple - dans le progrès des idées, on ne s'intéresse pas assez aux questions -, Michel Meyer redéfinit la philosophie et propose une approche systématique des idées, des arts et des sciences. En questionnant le questionnement même, "l'ambition de la problématologie est d'abord d'offrir une vision synthétique des différents domaines de la culture comme des activités humaines". Toujours, l'esprit a soulevé des questions, mais, une fois une réponse produite, cette dernière l'emporte et oblitère la question. La philosophie doit se garder de ce travers, nommé le propositionnalisme, et s'efforcer d'échapper au "refoulement problématique".
L'avant-propos et le premier chapitre posent le cadre. Les suivants l'appliquent aux sciences, aux arts, à la religion, à la morale, en démontrant l'efficacité de cette grille de lecture. L'historicité tient une place essentielle (la phrase "L'Histoire s'accélère." doit bien apparaître une vingtaine de fois ; il y a un côté hégélien, mais sans l'Esprit !). Meyer nous donne les clefs pour comprendre l'émergence des genres dans les beaux-arts et la littérature, chaque case du cadre interprétatif devant se remplir, avec des chassés-croisés qui varient selon les époques. L'enjeu de cette philosophie : échapper à la fois au nihilisme (doute, crise des fondements) et au positivisme (imitation de la science).
Pour bien suivre, il manque quelques définitions. Par exemple le terme "figuratif" (qui s'oppose au réalisme) ou le triplet ethos-logos-pathos (soi, le monde, autrui) jouent un rôle essentiel dans l'approche, mais leurs frontières paraissent assez fluctuantes. Ce petit texte en dit assez, toutefois, pour donner envie de se plonger dans l'œuvre du philosophe.
(pour l'éditeur : on dirait qu'il manque un schéma p. 115)
À partir d'une observation toute simple - dans le progrès des idées, on ne s'intéresse pas assez aux questions -, Michel Meyer redéfinit la philosophie et propose une approche systématique des idées, des arts et des sciences. En questionnant le questionnement même, "l'ambition de la problématologie est d'abord d'offrir une vision synthétique des différents domaines de la culture comme des activités humaines". Toujours, l'esprit a soulevé des questions, mais, une fois une réponse produite, cette dernière l'emporte et oblitère la question. La philosophie doit se garder de ce travers, nommé le propositionnalisme, et s'efforcer d'échapper au "refoulement problématique".
L'avant-propos et le premier chapitre posent le cadre. Les suivants l'appliquent aux sciences, aux arts, à la religion, à la morale, en démontrant l'efficacité de cette grille de lecture. L'historicité tient une place essentielle (la phrase "L'Histoire s'accélère." doit bien apparaître une vingtaine de fois ; il y a un côté hégélien, mais sans l'Esprit !). Meyer nous donne les clefs pour comprendre l'émergence des genres dans les beaux-arts et la littérature, chaque case du cadre interprétatif devant se remplir, avec des chassés-croisés qui varient selon les époques. L'enjeu de cette philosophie : échapper à la fois au nihilisme (doute, crise des fondements) et au positivisme (imitation de la science).
Pour bien suivre, il manque quelques définitions. Par exemple le terme "figuratif" (qui s'oppose au réalisme) ou le triplet ethos-logos-pathos (soi, le monde, autrui) jouent un rôle essentiel dans l'approche, mais leurs frontières paraissent assez fluctuantes. Ce petit texte en dit assez, toutefois, pour donner envie de se plonger dans l'œuvre du philosophe.
(pour l'éditeur : on dirait qu'il manque un schéma p. 115)
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