« Le monde d'Erin a basculé avec l'arrivée des zombies.
Sauf que ces derniers ne sont pas tous des cannibales incontrôlables. Certains sont tout à fait fréquentables même si le débat fait rage pour les inclure dans la société. Les discriminations à leur égard sont bien réelles. Et pour Erin, ces discussions ont une importance particulière.
Revisitant avec brio le mythe des zombies en les ancrant dans des thématiques très actuelles, Lydie Wallon nous propose un excellent premier roman. »
Dans un futur immédiat, cela fait déjà deux ans qu’un incident lié à de la viande contaminée a tué une partie de la population et les a fait revenir sous forme de zombies. Si certains sont devenus des monstres sanguinaires, d’autres savent résister à leurs pulsions cannibales même s’il doivent quand même consommer de la viande crue. Erin est l’une d’entre eux. ⠀ J’ai été très surpris par ce roman puisque je m’attendais à quelque chose dans la lignée des films Disney Z.O.M.B.I.E.S (sans les chansons, malheureusement), à savoir quelque chose de très léger (pour ne pas dire cucul) et feel-good. Au final, ce n’est pas du tout ce que j’ai retrouvé ici, et ce n’est vraiment pas une mauvaise chose. ⠀ Le ton est assez frais et amusant, surtout au début, mais le livre aborde quand même pas mal de thématiques finalement. On aborde évidemment le sujet de la différence et de la tolérance avec une protagoniste qui n’est pas seulement zombie mais qui se trouve aussi sur le spectre autistique. D’une façon générale, le livre traite de beaucoup de sujets de société comme la surconsommation ou notre mode d’alimentation (et comment on consommerait bien moins de viande si on devait chasser nous-même). Au final, le roman véhicule des messages assez forts derrière l’apparente légèreté. ⠀ Si on a une bonne dose d’aventure passé le premier tiers de l’histoire, la romance est quand même assez présente, sans que ça ne m’ait vraiment gêné. Bon, les petits surnoms animaliers de type « ma minette » m’ont agacé (d’autant qu’ils sont récurrents) mais ça allait quand même. ⠀ Pour continuer sur les (petits) bémols, j’ai trouvé certains dialogues un peu malaisants, notamment un court passage dans une banlieue où on voit une ado parler dans un verlan extrêmement daté et gênant. J’ai aussi eu du mal avec le personnage de Basilio que j’ai trouvé très creux mais qu’on ne voit, heureusement, pas énormément. ⠀ Pour le reste, j’ai trouvé ma lecture très sympa. Je ne pense pas forcément me souvenir de ce livre pendant très longtemps mais c’était une lecture agréable, et en ce qui me concerne, le contrat est rempli.
"Veggy vs Zombies" est un roman qui peut être classé non pas dans la fantasy, mais plutôt dans une sorte de dystopie de science-fiction, tout en flirtant avec le réalisme sur plusieurs points. Dans un contexte imaginaire, un certain virus ZIO a contaminé la majorité de la population, divisant la société entre les personnes "normales" et les infectés. La propagation du virus se fait à travers la consommation de viande contaminée, ce qui a entraîné les survivants de l'épidémie à devenir végétariens. Les infectés, également appelés zombies, sont contraints de passer des mois dans des centres de réhabilitation pour pouvoir réintégrer la société.
Le monde est divisé en deux, avec chaque pays ayant ses propres règles, restrictions et tolérance à l'égard des zombies. Notre histoire commence à Paris, où Erin, infectée par le virus, vit seule dans la clandestinité, insatisfaite de sa vie. Elle doit cacher son secret par peur d'être découverte. Erin est indépendante et forte, mais l'époque historique ne laisse pas de place aux courageux : seuls la discrimination, la violence et le racisme envers les zombies prévalent. Certes, certains zombies ont commis des actes atroces en tuant des innocents, aveuglés par leur désir de cerveaux, mais tout le monde est victime de cette contamination, d'une manière ou d'une autre.
Kyan, stagiaire comptable et végétarien, n'est lui aussi pas satisfait de sa vie. Son travail ne lui plaît pas, tout comme son patron et ses collègues. Sa vie est monotone, comme un film en noir et blanc, silencieux, où toute forme d'expression est strictement interdite. Ses seules sources de réconfort sont sa grand-mère et ses jeux vidéos. Tout change lorsque les deux protagonistes, Kyan et Erin, se croisent. Leur rencontre provoque une étincelle qui déclenche un incendie de passion, de douleur et d'amour. Cependant, l'amour n'est pas le cœur du roman. Ce livre offre bien plus, tout en gardant une dimension sentimentale très présente et émouvante.
La première moitié du livre pose les bases et crée l'atmosphère appropriée pour ensuite donner le feu vert à l'action principale. Au début, je pensais que c'était simplement une histoire de fantasy avec la protagoniste étant un zombie au lieu d'un vampire, mais j'ai vite réalisé que c'était bien plus que cela. Cette lecture fluide et sympathique intègre effectivement une touche fantastique, mais elle aborde également des sujets très réels : le deuil, l'immigration, la violence faite aux femmes, l'autisme, les complots et des abus de pouvoir perpétrés par ceux qui détiennent le contrôle. Cela ajoute une profondeur et une pertinence qui rendent l'histoire encore plus captivante et significative.
Ce livre explore aussi le sentiment de famille, un amour qui va au-delà de l'amour au sens strict, de l'attraction physique ou des liens biologiques. Il met en lumière la famille que l'on choisit délibérément, celle qui se forme par choix plutôt que par pur hasard. Cette famille qui nous accompagne à travers nos périodes les plus sombres, nous accepte tels que nous sommes, avec nos défauts et nos vertus, et nous pardonne quoi qu'il en soit. Elle est présente dans nos moments de tristesse, de joie, de désespoir. Cette famille qui incarne une connexion profonde, une solidarité et un soutien inconditionnel transcendant les limites de l'amour traditionnel.
J'ai vraiment adoré cette lecture passionnante et originale. Au début, j'étais incertaine s'il s'agissait d'une dénonciation politique, mais le livre offre une réflexion profonde sur le végétarisme et l'écologisme en général, sur la surpopulation et sur la manière dont la population et les "big bosses" traitent les problèmes sociaux. La première partie du roman est une montée d'une énorme montagne russe, mais la deuxième moitié est une descente rapide et violente. Je l'ai lu d'une traite, incapable de m'arrêter. Je le conseille vivement à tous ceux qui veulent passer un bon moment et réfléchir sur le monde qui nous entoure.
Résumé : Le monde d'Erin a basculé avec l'arrivée des zombies. Sauf que ces derniers ne sont pas tous des cannibales incontrôlables. Certains sont tout à fait fréquentables même si le débat fait rage pour les inclure dans la société. Les discriminations à leur égard sont bien réelles. Et pour Erin, ces discussions ont une importance particulière.
Revisitant avec brio le mythe des zombies en les ancrant dans des thématiques très actuelles, Lydie Wallon nous propose un excellent premier roman.
Avis : J'ai beaucoup aimé ce roman. Tout d'abord, j'ai apprécié les thématiques abordées comme le fait d'être végétarien et le fait d'être autiste. Je pense que ce sont des aspects que l'on ne retrouve pas beaucoup dans la littérature alors qu'ils sont très importants selon moi. Étant végétarienne, je me suis vraiment reconnue dans le personnage de Kyan et j'ai apprécié cette représentation.
Ensuite, j'ai adoré l'ambiance familiale et amicale qui se forme au fil du roman. En effet, au cours de cette aventure haute en couleurs les personnages vont vivre des moments insolites grâce à leur voyage, ce qui va renforcer leurs liens. Cette ambiance est très agréable à suivre et permet aux lecteurs de s'attacher encore plus aux protagonistes.
Puis, j'ai totalement craqué pour la romance qui se développe entre deux protagonistes. J'ai trouvé que cela rapportait une nouvelle intrigue dans l'histoire et ce dès leur rencontre qui est très insolite et humoristique. Néanmoins, peut être que celle-ci s'est installée un peu trop rapidement à mon goût.
Enfin, je dirais que ce qui m'a le plus fait aimer ce roman est la plume de l'autrice qui est très fluide, agréable à lire mais surtout très humoristique et parsemée de références de la pop culture. Ce livre est donc très plaisant à lire pour le lecteur d'autant plus lorsqu'il a des références à décoder.
Pour conclure, ce roman est une très bonne lecture, en revanche, ce n'est pas un coup de cœur car j'ai senti quelques longueurs au milieu de l'ouvrage. Je donne donc la note de 4 étoiles sur 5.
Une petite virée au coeur de la réintroduction de sujets modérés, suite à une épidémie zombie. On est pas très loin d’une réalité possible. Contrôles, climat de peur et exclusion d’une catégorie de population qui amènent tout droit vers le conflit.
S’en suit un road trip qui met à rude épreuves les deux camps. Les veggés vs les Zombies. Il y a un temps d’adaptation pour former un groupe surtout après quelques trahisons des uns et des autres.
J’ai aimé l’humour noir, j’ai ressenti l’effroi plongé dans ce chaos ambiant. Ça m’a pris aux tripes, cependant j’ai manqué parfois de cohérences sur les situations rocambolesques et les conséquences amenés par l’épidémie. La petite romance allége le tout. Et on se fait à ce groupe de tarés.
Complètement Z
Le pitch de base: un virus a contaminé la viande et des zombies cohabitent désormais avec les végétariens. Une zombie craque pour un vegge ! Y a toute un symbolique sur le système qui est devenu anti-zombie bref il faut lire entre les lignes et c’est un peu glaçant en periode électorale.
Veggy VS Zombies se veut un roman de fantasy post apocalyptique, il n'en est pas moins plein d'humour et de légèreté, les personnages sont attachants et on se retrouve vite pris dans l'histoire, à suivre Erin dans son quotidien chamboulé. Derrière le fictif, on peut y voir une critique de notre société actuelle faite avec intelligence. J'ai été captivée par les aventures des différents personnages. Le côté léger, peut être un poil trop pour mon goût, rend ce livre accessible à tous.tes.