Marc Rothko est né en 1903 à Dvinsk dans l’Empire Russe – aujourd’hui Daugavpils dans le sud-est de la Lettonie – sous le nom de Marcus Rothkowitz. A la fin des années 30, il abandonne le suffixe de son patronyme et adopte la nationalité américaine. C’est après la Seconde Guerre mondiale que va s’affirmer ce qui fera la notoriété internationale de sa peinture : ses célèbres écrans de couleur. Dans le courant des années 60, il réalise son œuvre maîtresse : un ensemble de panneaux obscurs pour une chapelle qui portera son nom à Houston. Il se suicide en 1970. Troublé par l’apparent effacement de ses origines dans son œuvre, Stéphane Lambert a cherché à reparcourir le fil gommé de ce déracinement. L’auteur a donc fait le voyage en Lettonie et à Houston, deux destinations que tout semble opposer, et surtout s’est beaucoup promené dans les peintures de Rothko. Il ressort de cette confrontation un texte qui, partant de l’expérience vécue du peintre, peu à peu se plie à l’absence de forme de l’œuvre observée et en sonde l’incommensurable profondeur : un lieu où se seraient amalgamés tous les lieux, où s’allient les contraires.
Bon, déjà c’est super niche (ça parle des tableaux de Rothko) ET je suis pas trop sensible à la peinture donc je suis pas vraiment la lectrice visée. C’est bien écrit, les mots sont bien maniés même si parfois c’est trop complexe pour rien (en gros c’est un peu de la br*blette intellectuelle). Après avoir lu « Les damnées de la mer » qui parle de vrais problèmes de la vie, les caprice d’un peintre ça m’a fait un peu lever les yeux au ciel 🙄
Ce livre m’ayant été offert, je n’avais peut être qu’une seule attente sur ce roman : qu’il m’offre un éclairage sur la vie et l’œuvre de Marc Rothko. Stéphane Lambert le fait de manière très habile dans la première partie du roman. J’ai pu découvrir qui était cet artiste qui a marqué notre époque. J’aurais peut être du m’arrêter là puisque sur la seconde partie il réalise une analyse à mon goût un peu trop lyrique et prétentieuse. Pour les novices en peinture, attention, il faut s’accrocher pour ne pas se perdre dans ses longues tirades et les analyses un peu pompeuses. Cette partie n’étant pas trop longue j’ai réussi à m’en sortir avec le sentiment d’avoir appris quelque chose sans trop d’aigreur pour l’écrivain.