|
August 08, 2007
|
|
Jonathan
gave
   
to:
Les Clowns Lyriques (Folio)
by Romain Gary
|
my rating:
   
Added to my books!
add my review
|
| |
|
|
Jonathan
gave
   
to:
Charge d'âme (Paperback)
by Romain Gary
bookshelves:
life_and_other_atrocities
|
my rating:
   
Added to my books!
add my review
|
| |
recommended for: Anybody interested in science and its limitations
read in August, 2007, has a copy to sell/swap
Jonathan said:
"What if tomorrow people were able to catch people's spirit to use it as an endless energy? The theme is not so original. It reminds the Sorcerer's Apprentice of Goethe. Nevertheless, beautiful writing, nice perspective, a bomb made of people's mind, ...more
What if tomorrow people were able to catch people's spirit to use it as an endless energy? The theme is not so original. It reminds the Sorcerer's Apprentice of Goethe. Nevertheless, beautiful writing, nice perspective, a bomb made of people's mind, able to destroy the humanity of people. If there is anything to destroy over there......less
"
|
|
Jonathan
is currently reading:
Ordinary Men: Reserve Police Battalion 101 and the Final Solution in Poland (Paperback)
by Christopher R. Browning
bookshelves:
currently-reading
|
my rating:
   
Added to my books!
add my review
|
| |
|
|
Jonathan
is currently reading:
Suite Française (Paperback)
by Irene Nemirovsky
bookshelves:
currently-reading
|
my rating:
   
Added to my books!
add my review
|
| |
has a copy to sell/swap
|
|
July 24, 2007
|
|
Jonathan
gave
   
to:
The Stranger (Paperback)
by Albert Camus
bookshelves:
life_and_other_atrocities
|
my rating:
   
Added to my books!
add my review
|
| |
has a copy to sell/swap
Jonathan said:
"Je ne l’avais jamais lu, mais j’en avais entendu parler. Je l’ai donc découvert avec une forte attente, et je n’ai pas été déçu. Je me contenterai ici de rapporter le commentaire de Camus lui-même qui fit la préface d’une édition un...more
Je ne l’avais jamais lu, mais j’en avais entendu parler. Je l’ai donc découvert avec une forte attente, et je n’ai pas été déçu. Je me contenterai ici de rapporter le commentaire de Camus lui-même qui fit la préface d’une édition universitaire américaine de ce roman. J’ai adoré. C’est peu de le dire.
"J’ai résumé L’ Étranger, il y a longtemps, par une phrase dont je reconnais qu’elle est très paradoxale : ’Dans notre société tout homme qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère risque d’être condamné à mort.’ Je voulais dire seulement que le héros du livre est condamné parce qu’il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est étranger à la société où il vit, il erre, en marge, dans les faubourgs de la vie privée, solitaire, sensuelle. Et c’est pourquoi des lecteurs ont été tentés de le considérer comme une épave. Meursault ne joue pas le jeu. La réponse est simple : il refuse de mentir. Mentir ce n’est pas seulement dire ce qui n’est pas. C’est aussi, c’est surtout dire plus que ce qui est et, en ce qui concerne le cœur humain, dire plus qu’on ne sent. C’est ce que nous faisons tous, tous les jours, pour simplifier la vie. Meursault, contrairement aux apparences, ne veut pas simplifier la vie. Il dit ce qu’il
(JPEG)
L’étranger
est, il refuse de masquer ses sentiments et aussitôt la société se sent menacée. On lui demande par exemple de dire qu’il regrette son crime, selon la formule consacrée. Il répond qu’il éprouve à cet égard plus d’ennui que de regret véritable. Et cette nuance le condamne.
Meursault pour moi n’est donc pas une épave, mais un homme pauvre et nu, amoureux du soleil qui ne laisse pas d’ombres. Loin qu’il soit privé de toute sensibilité, une passion profonde, parce que tenace, l’anime, la passion de l’absolu et de la vérité. Il s’agit d’une vérité encore négative, la vérité d’être et de sentir, mais sans laquelle nulle conquête sur soi et sur le monde ne sera jamais possible." "On ne se tromperait donc pas beaucoup en lisant dans L’ Étranger l’histoire d’un homme qui, sans aucune attitude héroïque, accepte de mourir pour la vérité. Il m’est arrivé de dire aussi, et toujours paradoxalement, que j’avais essayé de figurer dans mon personnage le seul christ que nous méritions. On comprendra, après mes explications, que je l’aie dit sans aucune intention de blasphème et seulement avec l’affection un peu ironique qu’un artiste a le droit d’éprouver à l’égard des personnages de sa création."
jonathan.touboul.free.fr/artic......less
"
|
|
Jonathan
gave
   
to:
The Plot Against America (Vintage International)
by Philip Roth
bookshelves:
life_and_other_atrocities
|
my rating:
   
Added to my books!
add my review
|
| |
read in August, 2006, has a copy to sell/swap
Jonathan said:
"jonathan.touboul.free.fr/artic...
Cette uchronie nous emporte chez l’auteur lui-même, dans les années 40. Famille juive américaine de Newark, Sumit Avenu...more
jonathan.touboul.free.fr/artic...
Cette uchronie nous emporte chez l’auteur lui-même, dans les années 40. Famille juive américaine de Newark, Sumit Avenue (New Jersey). Une ville bien tranquille, 3 synagogues concurrentes, où il fait bon être juif. A tel point que le père du narrateur refuse une promotion professionnelle pour y rester et y protéger sa famille. Mais toute cette tranquilité va vaciller, et même s’effondrer, le jour où Charles Lindberg, l’aviateur sympathisant du régime nazi et membre du comité America First, est élu président des États-Unis au terme d’une campagne teintée d’antisémitisme et axée principalement sur le refus de voir l’Amérique prendre part au conflit qui ravage l’Europe. La suite s’enchaîne naturellement : pacte de non-agression signé avec l’Allemagne, isolationnisme, l’antisémitisme latent de la société américaine de l’époque libéré, qui se déchaîne. Le tout vu de l’oeil subjectif d’un enfant juif, nommé Philip Roth. La peur. La destabilisation de sa famille. Un cousin qui part en guerre et revient mutilé pour tomber finalement dans la délinquence. Une tante épouse le rabbin Bengelsdorf, la “caution juive” de Lindberg, et qui rencontre ce charmant von Ribbentrop. Un frère qui tombe dans le panneau de l’assimilation et de la dissolution des juifs dans la société (c’est à dire l’extermination totale et définitive) et qui se retrouve à a limite de l’antisémitisme(en plus, il mange du porc). Des juifs assassinés, après avoir été personae non grata. Le Bund germano-américain et le KKK qui triomphent. Et un beau président Lindberg fier qui parcourt l’Amérique a bord de son historique Spirit of Saint-Louis.
Roth a 7 ans. Les deux ans de gouvernance de Lindberg vont nous être décrits de ses yeux d’enfant apeuré. Et le livre de s’achever sur l’attaque de Pearl-Arbor que finalement on ne comprend pas. Comme dans la vraie histoire finalement. Puis l’histoire du complot contre l’amérique. Difficile à croire, car finalement moins mijoté que le reste de l’ouvrage. Mais finalement à ce moment là le roman s’est déjà refermé. On a renoué avec l’Histoire, la vraie. Et son absurdité, pire car réelle.
Un des points forts du roman de Roth, c’est aussi l’annexe historique. Où l’on apprend la vraie histoire. Celle où le même Lindbgerg refuse l’investiture démocrate. Mais on se rend compte que tout porte à croire que sa popularité en aurait fait un candidat redoutable contre Roosevelt. Et le ton de ses discours, dont celui prononcé à Des Moines en 1941 (un onze septembre...), intitulé Qui sont les fauteurs de guerre, reproduit intégralement en annexe, nous prouve qu’un Lindberg au pouvoir aurait changé la face du XXe siècle. Finalement, Lindberg, l’America First, et le bund germano-américain n’auront pas eu leur heure de gloire, et c’est pour le mieux. Tellement pas qu’ils sont oubliés.
Mais ce qui est fabuleux, dans ce nouveau roman de Philip Roth, c’est sa façon de donner une dimension subjective à son roman, la petite histoire qui vibre dans la grande, avec tous ses détails pitoresques qui en font un récit drôle, l’humour fût-il glaciale. Après avoir réglé ses comptes avec l’éducation à la juive-américaine dans Portnoy’s complaint, il rend à ses parents et à leur éducation un hommage. On s’amuse à le lire ; on frissone à se projeter dans l’histoire....less
"
|
|
Jonathan
gave
   
to:
Les Racines Du Ciel (Folio)
by Romain Gary
bookshelves:
life_and_other_atrocities
|
my rating:
   
Added to my books!
add my review
|
| |
read in March, 2006, has a copy to sell/swap
Jonathan said:
"jonathan.touboul.free.fr/artic...
Cet ouvrage est le premier roman de Romain Gary à avoir obtenu le Prix Goncourt. Un livre incroyable, qui m’a accaparé pe...more
jonathan.touboul.free.fr/artic...
Cet ouvrage est le premier roman de Romain Gary à avoir obtenu le Prix Goncourt. Un livre incroyable, qui m’a accaparé pendant un moment. J’ai beaucoup aimé, même si ce n’est pas mon préféré de Gary. Ecrit en 1956. Gary est encore un jeune auteur. Mais on voit déjà apparaître son cynisme, ses analyses fines de personnes, ses réflexions sur le sens de la vie, tous ces aspects que j’adore d’autant plus dans ses romans suivants, en particulier dans les mangeurs d’étoiles, La danse de Gengis Kohn ou encore Clair de Femme.
Morel est un ancien prisonnier français interné dans un camps de concentration, qui y a survécu en rêvant à la liberté des éléphants. Il vit désormais au Tchad et y défend les éléphants contre chasseurs, braconniers, et sportifs de la chasse ! Plaidoyer pour la nature certes, avec des descriptions saisissantes de la nature africaine, le roman a été qualifié d’écologique. Mais il y a plus, biensûr. Sur l’homme, sa part de merveilleux, le bien et le mal, sur la condition humaine, toujours avec humour et avec une acuité étonnante.
Le combat de Morel est un combat désintéressé, pur. Mais beaucoup veulent le détourner. Ainsi nous voyons apparaître des personnages tels que Waïtari, de ceux qui seront les dictateurs africains de la deuxième moitié du XXe siècle. Mais aux manipulations politiques s’ajoûte l’incrédulité de l’opinion publique, qui fait réfléchir à la nature humaine. Nihiliste pour certains, nationaliste africain pour d’autres, communiste, émissaire français venu dresser un pudique mur de fumée pour masquer les luttes pour la décolonisation, Morel, pour personne, ne peut être désintéressé.
Mais la complexité de Morel n’est qu’un exemple de l’extraordinaire galerie de personnages créée par Gary. Tous ont en commun une certaine solitude et un passé douloureux. Que ce soit Minna, une jeune femme allemande, qui a pris le maquis car il fallait bien une allemande, dit-elle, Peer Qvist, de tous les combats perdus par avance, Waïtari et ses rêves de grandeur, qui présage les futurs grands dictateurs africains, Habib l’éternel contrebandier, Fields le reporter photo, issu d’une famille de rescapés d’Auschwitz, qui redevient humain face à l’homme qui sait pas désespérer, et la femme imaginaire, dans le camp de concentration et de travail du IIIe Reich où Morel est détenu. Mais les éléphants sont bien sûr une méthaphore, celle de nos combats, parfois perdus d’avance. Les éléphants sont fort, capables de renverser des arbres, mais aussi tellement vulnérables. Tout comme nos rêves. Oui, nous avons tous nos éléphants, "ils sont de chair et de sang, comme les droits de l’homme justement", ce que l’islam appelle les racines du ciel, plantées dans le coeur des hommes. Avec au centre de son roman, la quète de sens. Superbe....less
"
|
|
Jonathan
gave
   
to:
La part de l'autre (Paperback)
by Eric-Emmanuel Schmitt
bookshelves:
life_and_other_atrocities,
love_and_other_atrocities
|
my rating:
   
Added to my books!
add my review
|
| |
read in June, 2006, has a copy to sell/swap
Jonathan said:
"jonathan.touboul.free.fr/artic...
Nouvelle uchronie. Mais le point de divergence se situe un peu avant, même s’il affectera le déroulement de la seconde gue...more
jonathan.touboul.free.fr/artic...
Nouvelle uchronie. Mais le point de divergence se situe un peu avant, même s’il affectera le déroulement de la seconde guerre mondiale. 1907-1908. Aldolf Hitler, le vrai, qui n’a jamais été un brillant élève, échoue à deux reprises à l’examen d’entrée de l’Académie des Beaux-Arts de Vienne. C’est en 1908 que Eric-Emmanuel Schmitt (EES) place son papillon, à Vienne. 8 octobre 1908. Jury de l’École des Beaux-Arts de Vienne. « Adolf Hitler : admis ». A la biographie romancée d’Adolf Hitler, le vrai, l’auteur écrit en parallèle cette biographie uchronique d’Adolf H., celui qui réussit qui réussit. Et c’est là l’originalité du roman.
Un des aspects les plus intéressants de ce livre est la nature des scènes que EES choisit de nous faire revivre. L’histoire d’Adolf H nous est contée, mais pour ce qui est du dictateur, là EES trace un portrait psychologique choisi dans des scènes intimes de l’auteur. Cette analyse jète une lumière froide sur le ridicule de celui qui sera le cauchemard de l’Europe, pour des générations. Un univers étrange et violent, celui des relations affectives et sexuelles, caractérielles du pire des autolâtres. Et tandis que l’un, psychanalysé par Freud lui-même, deviendra le fer de lance du mouvement surréaliste, l’autre, avec ses névroses, deviendra le dictateur. Et c’est là que se situe la thèse d’EES : chacun au fond de lui-même habrite un monstre. La part de l’autre. Et aussi un hommage à la psychanalyse, avec cette phrase de Freud qui fait sourire
"Un spectre disparaissait, le spectre de ce qu’aurait pu être Adolf Hitler sans thérapie. « Un malheureux sans doute, pensa Freud, un criminel peut-être. Qui sait ? Allons, ne nous flattons pas trop"
Eric-Emmanuel Schmitt nous livre en quelques mots une analyse de sa thèse illustrée par ce roman :
C’était le but du jeu, affirme Schmitt. Montrer qu’on ne naît pas monstre, mais qu’on le devient. J’ai d’ailleurs pensé un temps intituler le roman Archéologie d’un monstre. Hitler avait un beau rêve : être peintre, jusqu’à son échec, c’était quelqu’un de fréquentable. D’étudiant, il est devenu pauvre. De cette exclusion, la rancoeur - le ’ ressentiment ’, dit Nietzsche - est née. Son intégration s’est faite par la guerre. Du coup, à ses yeux, la guerre est devenue un principe de l’existence. La défaite de l’Allemagne en 1918 a été un autre traumatisme. Ce qui m’intéressait, c’était de montrer comment se fabrique un homme. On est tous une même souche, qui peut donner à l’arrivée deux individus complètement différents
Le thème fait frémir. Pourtant dans tout le livre on sourit. C’est la plupart du temps très drole. Drole de voir Adolf H. traité de youpin dans le journal, de le voir épouser une femme juive, et de le voir rejeté parce qu’il est goy. De le voir sioniste. Mais tout ça n’a pas éxisté. Le vrai Hitler n’a pas rencontré Freud, le vrai Hitler est celui qui, resté vierge très tard, alimente son dèlire de pureté, celui qui s’admire, se prend pour l’Allemagne éternelle, se croit associé au destin de l’Allemagne (il le sera). Et ce, nous propose EES, un peu aussi à cause d’une psychanalyse hasardeuse. Bref, en un mot, j’ai adoré !!!
...less
"
|
|
Jonathan
gave
   
to:
Portnoy et Son complexe (Paperback)
by Philip Roth
bookshelves:
life_and_other_atrocities,
love_and_other_atrocities
|
my rating:
   
Added to my books!
add my review
|
| |
read in September, 2006, has a copy to sell/swap
Jonathan said:
"Great book on the nevrosis of a jewish american and its relationship with women, its way of seeing the world.
"
|