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Un vampire ordinaire by Suzy McKee Charnas
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Jun 28, 2009

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bookshelves: fantastique, usa, xxe
Read in July, 2009 , read count: 1

Un vampire ordinaire n’est pas une nouveauté mais une réédition d’un roman qui date de 1980. La fin de la quatrième de couverture, sans être mensongère est assez réductrice. Il ne s’agit pas vraiment d’une histoire d’amour entre une humaine et un vampire, c’est nettement plus subtil que cela. L’avis de Stephen King n’est pas très juste non plus. Un vampire ordinaire n’est pas particulièrement « terrifiant, drôle, plein de suspense » mais je dois dire que pour la seconde moitié au moins, je l’ai trouvé en effet « impossible à lâcher. ». Ce n’est pas un roman d’horreur fait pour faire peur mais un roman psychologique qui revisite le mythe du vampire. Il ne faut pas s’attendre à y trouver des pieux, de l’ail et de l’eau bénite (lorsqu’on y parle de cercueil mais c’est assez décalé).

C’est un roman en quatre parties assez inégales. Dans les trois premières parties, la narration à la troisième personne adopte le point de vue de personnages qui ont affaire à Edward Weyland le vampire. La première suit Katje, une Sud-africaine veuve, qui découvre la personnalité de Weyland. Cette partie met en place le personnage du vampire et ses attributs et m’a beaucoup plue. Le vampire y est assez original, pur prédateur mais obligé de vivre au milieu de ses proies, contrairement à Dracula, entre autres.

J’ai en revanche eu beaucoup de mal avec la seconde partie, qui suit un adolescent. Le vampire y est mal en point et ce sont les humains qui s’y comportent comme des monstres. C’est intéressant mais trop long et répétitif et au final, j’ai trouvé ça fastidieux.

C’est la suite que j’ai préférée. A partir du moment où Weyland suit une thérapie avec Floria, ce qui l’amène à réfléchir à son statut et à celui de ses proies. La dernière partie, toujours à la troisième personne adopte le point de vue de Weyland et réserve quelques belles choses malgré encore quelques longueurs (la Tosca en détail, même si ça se justifie, c’est long). Mais c’est aussi la partie où il se passe le plus de choses et où tout ce qui précède prend un sens.

Le ton peut même parfois être léger malgré le sérieux du propos, comme lorsque Weyland explique ce que devrait être un vampire à des étudiants qui ne savent pas qu’il se décrit lui-même ou est particulièrement grincheux parce qu’il ne peut digérer son repas tranquillement. Au final donc, malgré quelques réserves, cette vision purement psychologique du vampire (l’action n’est vraiment présente que dans les dernières pages) est tout à fait plaisante. Le roman traite du passage d’un vampire prédateur à un vampire pourvu d’une conscience, lourd handicap dans la profession. C’est ce que j’ai aimé.
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