Sensation mitigée pour ce livre.
Je n'ai pas du tout accroché aux 2 premiers tiers qui m'ont semblé "trop passionnés pour être honnêtes"...moreSensation mitigée pour ce livre.
Je n'ai pas du tout accroché aux 2 premiers tiers qui m'ont semblé "trop passionnés pour être honnêtes".
Je suis restée insensible à ce cri d'amour un peu trop perçant avec l'envie de dire à l'auteur "arrête de me crier ton désespoir dans les oreilles et je l'entendrai peut être mieux".
Et puis, dernière partie, 50 dernières pages, par je ne sais quel miracle, grâce à je ne sais quel élément déclencheur tout à coup je rentre dans l'histoire et j'entends toute la douleur de cette femme que la passion a rendu folle.
Par contre, je suis résolument restée imperméable à l'aspect "social" de cette histoire d'amour qui m'avait au prime abord intéressé et fait choisir ce livre dans une liste qu'on me proposait.
L'opposition "femme de la ville", féministe, indépendante, cultivée qui s'étonne de succomber aux charmes du campagnard polygame.... aurait pu être l'occasion de 2 portraits fins et pertinents.
J'ai au contraire trouvé que c'était traité de façon très "harlequinesque". Le paysan torse nu luisant qui réveille les instincts primaires de la bourgeoise....
Bref, très déçue.
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Lecture péniple et très décevante.
J'ai trouvé l'intrigue inintéressante. Des histoires de famille glauques dans un village triste.
Ca efas...moreLecture péniple et très décevante.
J'ai trouvé l'intrigue inintéressante. Des histoires de famille glauques dans un village triste.
Ca efascine peut être des citadins cultivés et enfarinés cette ambiance campagnarde pataude et pleine de bassesse. Pour ma part je me suis profondément ennuyée.
J'attendais de la lecture de ce classique bien plus.
Bref j'ai tiré ma peine jusqu'au bout, mais on ne m'y reprendra plus!
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Un livre qui se dévale, sans pause, d'une seule inspiration. Non parce qu'il est terriblement passionnant mais parce que sa forme l'exige et que sa ta...moreUn livre qui se dévale, sans pause, d'une seule inspiration. Non parce qu'il est terriblement passionnant mais parce que sa forme l'exige et que sa taille le permet.
Ce bouquin est sombre. Comme un long cri. Dans ce cri se mêlent 2 voix: celle du jeune homme obsédé par la guerre, la violence qui le poursuivent, et finissent par le hanter, et celle de Magali sacrifiée à l'autel du dieu Economie qui la dépossède d'elle même.
Ces 2 désespoirs cherchent à se consoler l'un l'autre en souvenir d'une époque où le bonheur était encore palpable.
Le "héros" est à l'image du capitaine Willard dans Apocalypse Now torturé et fasciné par l'horreur de la guerre. Pas facile de s'identifier à lui...
Magali elle est désabusée, abusée, utilisée, piétinée par un système qu'elle fini pourtant par justifier: hors de lui il n'y a rien.
L'un dans l'autre, c'est un texte choc mais dur d'où ne pointe aucune trace d'optimisme.
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Le Roi d’un peuple sans religion va organiser un grand tournoi où chaque grande religion du monde va envoyer un émissaire. Tournoi au terme duqu...more Le Roi d’un peuple sans religion va organiser un grand tournoi où chaque grande religion du monde va envoyer un émissaire. Tournoi au terme duquel une des religions sera choisie pour le peuple.
C’est une fable oui. Mais ni simple ni simpliste.
L’idée est originale pour nous faire découvrir un peu l’essentiel de chaque religion ainsi que les arguments de leurs détracteurs.
Il reste que je ne comprends toujours pas grand-chose au bouddhisme et à l’hindouisme malgré le propos ici simplifié.
Et que je suis toujours sidérée de voir à quel point le judaïsme, le christianisme et l’islam sont proches. Leurs affrontements sont sans fondements religieux : ils prient le même Dieu, croient aux mêmes prophètes, aux mêmes livres presque. De quoi regretter encore plus qu’ils se tapent sur la gueule pour le profit de tel organisation assoiffée de pouvoir ou tel dirigeant fanatique.
Deux petits regrets dans le parti pris de l’auteur
- que le discours du représentant de la pensée libre, l’athée trop téléphoné. Il se base sur la seule question : Si Dieu existe, pourquoi toute cette souffrance. Il aurait pu pousser la philosophie athée un peu plus loin que ça.
- que le représentant de l’islam soit un soufi. J’adore la mystique soufie, elle est pleine de poésie, de beauté, de tolérance, de réflexion… mais elle n’est pas représentative de l’islam. Elle reste assez marginale au niveau mondial. Par ce choix on a l’impression qu’on est obligé de prendre une version alternative, une version « soft » de l’islam pour défendre ses couleurs.
Quoi qu’il en soit l’auteur connait son sujet et nous sert un discours interreligieux d’une rare richesse.
J’ai été un peu sceptique au début du livre. L’enfance misérable d’un petit chinois au sein d’une famille nombreuse qui se débattait pour sa survie et...moreJ’ai été un peu sceptique au début du livre. L’enfance misérable d’un petit chinois au sein d’une famille nombreuse qui se débattait pour sa survie et son unité. De trop bons sentiments servis par des mots trop simples. Ca sentait le mélo facile.
Et puis, un jour, par un hasard total, notre gentil pouilleux est choisi très aléatoirement pour partir à Beijing étudier le ballet. Le quoi ? Le ballet. Lui n’en a jamais entendu parler. On est aussi étonné que lui de la tournure inattendue que prend sa vie promise aux champs et à la misère. A partir de là, on se laisse embarquer dans la lecture. Et presque comme lui on observe avec curiosité tout ce que la vie lui a secrètement réservé. La nourriture a profusion, la solitude, le travail acharné, les rencontres qui changent sa vie….
J’ai aimé la sincérité du ton. Ce qui peut paraitre de la naïveté n’est autre que le discours d’un petit paysan amené vers un destin exceptionnel un peu à son insu.
Bref, une fois rentrée dans cette autobiographie je l’ai dévorée. J’ai aimé suivre son questionnement allant de l’adhésion totale à la propagande maoïste à la critique contre son endoctrinement. Sa découverte de l’Amérique où il va méfiant et persuadé d’y trouver une misère immense est savoureuse.
Certes tout ça reste d’une gentillesse consensuelle tout le long, mais je me suis quand même laissée émouvoir aux larmes (oui, bon, j’ai la larme facile c’est vrai) par la vie de Li.
Un livre étonnant par sa simplicité, un témoignage passionnant d’un jeune membre du parti maoïste, et un destin aussi extraordinaire qu’improbable.
J'ai trouvé très touchante l'histoire de cet homme qui a traversé sa vie doucement et se rend compte à la fin qu'il est seul.
Un homme qui ...moreJ'ai trouvé très touchante l'histoire de cet homme qui a traversé sa vie doucement et se rend compte à la fin qu'il est seul.
Un homme qui a tenu à vivre selon ses valeurs, un homme qui aime sa religion: celle qui l'appaise et le console, un homme qui aime aussi profondément ses enfants sans pourtant vraiment les connaître ni savoir se faire aimer d'eux, un homme bon et droit qui passe pour un homme faible et s'en attriste, un homme qui n'est pas pour autant dépourvu de révolte ou d'indignation, un homme têtu avec la tête pleine de rêve.
Quant il décide, à la retraite, de réaliser son rêve: construire une maison aussi grande que son coeur pour y réunir toute sa famille, est-ce trop demander? , il se heurte à la réalité, bien moins douce. Les enfants ont leur vie. Ils sont des françaouis. Et lui, est seul. AMertume.
Cette amertume nous reste collée aux basques une fois le livre fermé, sentiment mêlé à plein d'autres, en vrac, plein de tendresse pour ce bonhomme au coeur plus grand que son destin, l'envie de continuer à rêver sa vie, la tête pleine des vents et du sable qui balaye son bled et finiront par l'ensevelir, l'intuition que la fin de sa vie doit être comme ça: seule, désabusée mais aussi douce et réconfortante.
De Ben Jelloun je n'avais lu que "Partir" et j'y avais trouvé une certaine extravangance dans une histoire un peu à la Almodovar. Cette fois au contraire je trouve le récit très pudique, un portrait d'homme tout en douceur. J'ai l'impression d'avoir rencontré Mohammed et j'ai envie de dire "Enchantée".
Un livre qui est comme une rencontre(less)
Voilà un livre qui m'avait accroché par son titre il y a quelque temps sur la toile, et que j'ai retrouvé par hasard à la bibliothèque du quartier.
...moreVoilà un livre qui m'avait accroché par son titre il y a quelque temps sur la toile, et que j'ai retrouvé par hasard à la bibliothèque du quartier.
C'est un livre qui parle d'amour. D'amour pour un homme. Et d'amour pour un pays qui est l'Afghanistan.
"On dit que le grand amour est un voyage" raconte la 4eme de couverture.
Et c'est vrai.
Certains diront que le style est saccadé parce qu'on passe indiféremment d'un amour à l'autre.
POur ma part, je me suis complètement laissée embarqué par cette analogie et happée ce livre.
La fascination de l'auteur pour l'Afghanistan où elle a enseigné le français (...) se développe et s'épanouit au fil des pages. C'est très très bien écrit et terriblement contagieux.
Son histoire d'amour au contraire, s'affaisse, et atteint son point de chute dans une rencontre pleine de poésie avec le roi d'Afghanistan.
Ce livre est un voyage. Ingrid Thobois a un parcours qui ne me laisse pas indifférente et un talent que j'envie pour conter son amour du voyage et sa passion amoureuse.
Contente de l'avoir lue.
Je suivrai ses publications.(less)
Je ne vous ai pas parlé d'un livre que j'ai adoré il y a quelques mois: Kim de Kipling.
Kipling, on le connait forcément par le livre de la jungl...moreJe ne vous ai pas parlé d'un livre que j'ai adoré il y a quelques mois: Kim de Kipling.
Kipling, on le connait forcément par le livre de la jungle mais qui l'a lu finalement?
J'ai lu Kim avec une délectation indicible: un 5/5. Carrément. Ainsi donc quand je suis tombée sur ce recueil de nouvelles "Une vie gaspillée" pour 2 euros je me suis projetée à nouveau dans l'Inde vue par Kipling et sa plume empreinte à la fois d'exotisme, de critique et de douce moquerie.
Et ma fois c'est tout à fait ça.
5 nouvelles, pas toutes de la même valeur. Comme dans tout recueil. Kipling y dépeint avec une plume acerbe la société anglaise installée dans l'Inde colonisée.
J'ai beaucoup aimé "Fausse aurore" et "les flèches de Cupidon". Dans la première, l'atmosphère, le tourbillon de la tempête, l'étouffement de la poussière, l'essoufflement de la course, tout y est transmit avec brio. Quant à la deuxième le ton est le même que dans Kim: direct, moqueur, grinçant: un bonheur!
J'ai moins aimé les 3 autres. Voir pas du tout pour une ("Son épouse légitime")
Mais c'est un recueil qui permet de découvrir le très grand Kipling si vous n'en avez pas encore eu l'occasion (et ce serait fort dommage). C'est aussi une introduction à l'univers à la fois exotique et triste de la communauté d'anglais aux Indes dans toute sa petitesse, dans toute sa solitude.(less)
Il y a des livres dont on a du mal à parler. Celui-là en fait partie et j'ai attendu presque un mois pour écrire mon avis.
J'ai du mal à construi...moreIl y a des livres dont on a du mal à parler. Celui-là en fait partie et j'ai attendu presque un mois pour écrire mon avis.
J'ai du mal à construire un raisonnement objectif dessus, vous devrez donc vous contenter d'un méli-mélo entièrement subjectif et encore plus fouilli.
Evidemment d'un livre qui parle d'amour dans une société musulmane et particulièrement en Arabie Saoudite j'attendais pas mal de choses.
Quelque part j'attendais qu'on parle de moi et de mon histoire. Ca n'a pas du tout été le cas donc passons sur cette première déception qui ne concerne que moi et parlons de ce que ce livre apporte à un lecteur basique (à entendre qui n'a pas la relation que j'ai au duo amour/islam).
Indiscutablement, son intérêt principal est de nous plonger dans une société qui nous est très étrangère et peu connue. POur ceux qui connaissent pas ou peu le monde musulman, ici il est décrit dans sa forme la plus politisée et la plus extrême.
On y retrouve le refus de la vie et de ses joies, en bloc, très caractéristique de ce que peut être le fondamentalisme religieux sous toutes les croyances.
C'est visuellement très bien suggéré par ce monde décrit en noir et blanc, où les femmes ne sont que des ombres et les hommes se débattent entre eux dans le monde terne qu'ils ont eux-même créé.
L'apparition de la couleur concorde avec la découverte de l'amour et c'est le début de la lutte entre une société impitoyable et les héros amoureux, accrochés coûte que coûte à la vie.
L'image est percutante et parlera à tous ceux qui craignent ou connaissent peu ces sociétés.
Quant à moi, si j'ai aimé découvrir l'Arabie Saoudite, étouffante, injuste, qui se débat avec elle-même entre droit de vie et diktat de la religion, j'aurais aimé, au delà de cette description intéressant, qu'on me propose une vision moins manichéenne de l'islam et un ton moins mielleux pour parler de l'amour.
J'aurais voulu un livre moins facile, moins cliché parce que c'est un sujet dont je connais la complexité et la profondeur.
Il reste que c'est un livre rapide et aisé à lire. Il a beaucoup plu à ma mère et à sa copine Aline qui l'ont, toutes les 2, lu en quelques jours lors de leur voyage en Turquie.
C'est aussi un manifeste pour le droit au bonheur dans des sociétés asphyxiées à cause de la folie des hommes qui usent et abusent de Dieu pour vous étouffer avec.
A la suite de ce livre je me demande s'il est possible finalement de lire/d'écrire sur l'islam sans que ce ne soit, soit une apologie, soit une dénonciation.
Le relativisme, ça n'a pas l'air d'être une valeur qui marche chez les écrivains.
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Lu à une vitesse déplorable (ma PAL arrive un stade critique, c'est grave) voilà un livre très réussi, plaisant tant par sa forme épistolaire vive et...moreLu à une vitesse déplorable (ma PAL arrive un stade critique, c'est grave) voilà un livre très réussi, plaisant tant par sa forme épistolaire vive et originale que par son fond : une mosaïque de personnages très attachants qui fait face à l'horreur de la guerre à leur manière unique d'insulaires coupés du monde. Une manière à la fois burlesque et pleine d'humanité: avec leurs faiblesses, leur tendresse.
On a l'impression que c'est toute l'île de Guernesey qui a souffert et survécu à l'occupation tant on ressent les liens qui uniront ses habitants lors de cette épreuve et longtemps après. Pour le meilleur et pour le pire.
Un moment de lecture très agréable.(less)
Je me suis régalée de ce petit roman plein de petites més(aventures) savoureuses qui nous plongent dans le Japon profond.
J'ai aimé particulièrem...moreJe me suis régalée de ce petit roman plein de petites més(aventures) savoureuses qui nous plongent dans le Japon profond.
J'ai aimé particulièrement le ton léger du récit. C'est assez rare dans la littérature japonaise. On aime à suivre Botchan dans ce qu'il a de naïvement charmant mais aussi de ridiculement puéril. Son désarroi face à ses élèves insolents (et qui parle forcément à la prof que je suis!) fait franchement sourire.
Bref, j'ai tout trouvé agréable dans ce roman et j'ai été surprise par sa fraicheur et son ton, finalement, très actuel.(less)
A l'école où je bosse, l'ambassade nous envoie régulièrement une dizaine d'exemplaires d'un journal à destination des français et francophones install...moreA l'école où je bosse, l'ambassade nous envoie régulièrement une dizaine d'exemplaires d'un journal à destination des français et francophones installés en Turquie.
Dans le dernier exemplaire j'avais repéré l'interview d'une romancière: Sema kaygusuz qui parlait de son premier roman qui était encensé par la critique aussi bien turque que française.
Lors de mon bref passage à Paris pour le weekend de Pâques, je me suis perdue (...) à la Fnac. Je faisais une cueillette savoureuse en me baladant d"un rayon à l'autre quand je suis tombée sur ce bouquin. Je me souvenais de la très belle couverture et du titre, il m'a fallu un petit temps pour ressituer d'où je le connaissais. Et puis, hop, dans le panier. Je te ramène à la maison petit bouquin: en route pour la Turquie.
Ce livre ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire (et apprécier) jusqu'à présent.
J'ai mis un certain temps à le lire parce que la fin de chaque chapitre m'imposait une pose, le temps d'y penser, de comprendre, de savourer les mots et les idées.
L'écriture est très puissante et heureusement les phrases sont courtes, les chapitres nombreux. Ca permet d'alléger une lecture qui serait sinon trop intense.
Mais jamais, je n'ai trouvé l'écriture trop lourde. Elle demande simplement une démarche progressive. C'est une dégustation, pas une goinfrade (amis des mots inventés bienvenus!). Un livre qui demande du temps, de l'investissement.
Le roman est composé de 2 parties, à première vue indépendantes l'une de l'autre mais progressivement on retrouve des liens, des allusions auxquelles on n'arrive pourtant pas à donner un sens précis. Ca reste vague. Mystérieux. Intriguant.
La première partie se concentre sur le sort de Leylan, jeune fille solitaire qui vit sur une île de la mer Egée avec son père qui se tue doucement dans l'alcool. A son drame familial se mêle la force mythologique de l'île, de son histoire, de ses habitants.
La deuxième partie nous conte Yasur, un jeune garçon des plaines anatoliennes qui part sur la route avec sa mère et leur cheval pour un voyage homérique.
Mais je serais bien incapable de vous parler de cette histoire de façon linéaire et logique. Elle est à la fois sombre, très sombre et très lyrique. On est dans un conte, oui, mais pas dans une version épurée de celles qu'on sert aux enfants.
Ce conte-là est tels que le sont à la base tous nos contes: fantasmagorique où l'on retrouve toutes les affres de l'humanité: la vie, la sensualité, la mort, l'ivresse....
Ce livre a une force que je n'avais pas rencontrée depuis longtemps. Cette auteur est une sacré révélation. A suivre donc...
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Un petit bijou: une histoire d'amour de cette envergure en si peu de pages, c'est la simplicité de ce livre qui fait sa force.
La quasi-per...more Un petit bijou: une histoire d'amour de cette envergure en si peu de pages, c'est la simplicité de ce livre qui fait sa force.
La quasi-perfection. (less)
Légèrement déçue par ma seule lecture à ce jour de cet auteur adulé en Inde qu'est Tagore (c'était "la Maison et le monde") j'ai voulu réité...moreLégèrement déçue par ma seule lecture à ce jour de cet auteur adulé en Inde qu'est Tagore (c'était "la Maison et le monde") j'ai voulu réitérer l'expérience avec ces 2 petites nouvelles dont j'avais lu du bien.
2 nouvelles donc:
-La petite mariée que j'ai fini en me disant que, non, décidément Tagore ne méritait pas sa réputation de principal poète indien. Certes le style est plaisant mais le tout piétine dans un domaine à priori réservé à Bollywood : du romantisme exacerbé et simpliste. Si ce schéma passe bien à l'écran (pour moi) quand Sharuk Khan danse et chante en premier plan, ce n'est pas ce que j'attends d'un prétendu maitre de la littérature indienne. Déçue, je commence à me dire que Tagore n'est pas fait pour moi.
- C'est là qu'intervient la deuxième nouvelle: Nuage et Soleil qui dès les premières lignes remet les pendules à l'heure. Le style est vif et empreint de poésie. On est transporté dans le Bengale, sa lumière, son odeur de terre mouillée, ses colons anglais accompagnés de ce qu'ils ont d'injustice à offrir, ...
Certes ces 2 nouvelles gardent un petit goût de Bollywood : l'amour contrarié, les obstacles familiaux ou sociaux, et finalement le happy ending tout de rose vêtu.
Mais on y entrevoit, et particulièrement dans la deuxième nouvelle, le talent de cet écrivain qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1913, maisqui était également engagé dans la libération de son pays et la défense des valeurs humanistes (ce qui transparait dans ses écrits), qui a parcouru le monde pour rencontrer les grands penseurs de son époque et a été un musicien accompli.(less)
Comme ma marraine qui m'a offert ce livre il m'a au premier abord laissé plutôt perplexe. Et comme elle, j'y repense souvent depuis.
"...moreComme ma marraine qui m'a offert ce livre il m'a au premier abord laissé plutôt perplexe. Et comme elle, j'y repense souvent depuis.
"En étrange pays" est un livre étrange. Il nous décrit 500 pages durant un homme froid qui débarque mourant dans un pays qui est encore à définir, une Afrique d'où les noirs sont absents, une terre qu'il souhaite neutre.
Non seulement le pays ne l'est pas. Verluis se sent étrangement porté par l'immensité nue du veld. Mais la communauté, plutôt vaine et superficielle, qu'il va découvrir là-bas va, curieusement, lui apporter les touches de chaleur qui lui avait manqué jusqu'alors.
On assiste a une naissance d'humanité, subtile, lente, sans passion, sans action ou si peu. Un pique-nique, une sortie en calèche, un mariage mondain, et une balade sous la pluie, voilà plus ou moins les seuls moments d'"action" du roman. Et bizarrement ça nous tient accroché.
Verluis n'est pas vraiment touchant, sa vie pas vraiment passionnante et pourtant son récit initiatique ne nous laisse pas indifférent.
On regarde passer les saisons avec lui, on se laisse subjuguer par la lumière du veld comme lui, et on l'accompagne, naturellement.
La charge émotionnelle de ce livre est très contrôlée, il semble peuplé de vide et dit comme ça, je vois bien que ça ne vous emballe pas des masses.
Et pourtant c'est ce vide qui permet d'être vraiment touchée par les quelques vrais échanges humains. Ce silence qui permet d'entendre les vraies conversations de Verluis.
Il y a dans ce livre quelque chose de très fort à découvrir entre les lignes. (less)
C'est un livre dont je ne savais pas trop qu'attendre.
A la lecture du topo, j'ai failli le refuser, incapable de m'y projeter.
J'ai pourtan...moreC'est un livre dont je ne savais pas trop qu'attendre.
A la lecture du topo, j'ai failli le refuser, incapable de m'y projeter.
J'ai pourtant accepté quand j'ai vu qu'il avait obtenu en Italie un grand succès et le prix Strega. Me battant contre mon côté snob lattant pas snob, je me dis que ce qui plait au plus grand nombre doit être appréciable, et que, s'il en plus il est primé, il ne doit pas être idiot!
Jusqu'à présent les livres "offerts contre critique" avaient tous été des déceptions.
Heureusement "la solitude des nombres premiers" est arrivé et c'est enfin la bonne surprise que j'attendais pour me convaincre de continuer cet "échange" de bons procédés.
Parce que recevoir des bouquins gratuits c'est quand même chouette, mais ça devient lourd si on ne doit critiquer que des premiers romans introspectifs, ou des livres franchement loupés.
Ici, c'est un premier roman certes mais il n'est en aucun cas loupé.
Les 2 personnages, Mattia et Alice, sont tous les deux traumatisés par un évènement de leur enfance. L'un, génie des mathématiques, rongé par une terrible culpabilité, ne cherche pas à combler le fossé qu'il a creusé entre lui et les autres.
L'autre, vacille entre son envie d'être "comme les autres" et son mal-être.
Ce sont 2 personnages originaux et leur histoire conjointe ne peut que l'être aussi.
L'auteur ne fait jamais le choix de la facilité dans le développement de leur relation. Rien n'est téléphoné et du coup on s'attache à ces 2 personnes bancales, luttant avec eux-même, avec les autres, l'un contre l'autre, et ensemble.
C'est un livre sur la souffrance. C'est un livre qui tout le long, et encore plus à la fin parle de solitude.
Et pourtant je l'ai aussi trouvé réconfortant.
C'est un livre qui dit, selon moi, comment, parfois, le simple chemin que l'on fait pour se détacher de la souffrance peut, à lui seul, être le but d'une vie aboutie.
Il donne à la vie de ses personnages un sens qui s'il n'est pas le bonheur n'en est pas moins essentiel.
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Qu'est ce qui fera qu'on a aimé un livre? (ou pas) L'identification aux personnages, l'intérêt pour le sujet, le divertissement apporté par la lec...moreQu'est ce qui fera qu'on a aimé un livre? (ou pas) L'identification aux personnages, l'intérêt pour le sujet, le divertissement apporté par la lecture, ... finalement je suis une fille assez simple.
Je ne me suis pas ennuyée avec Mémoire de la Chair, le sujet, le cadre culturel, géographique, philosophique de l'histoire m'intéressent, me touchent, me sont familiers et exotiques à la fois. Les parallèles entre l'amour perdu de Khaled et sa nostalgie d'une Constantine enfermée dans le passé m'ont plu. Bref. Voilà ce qui donne un 3/5.
Malheureusement je ne suis pas non plus emballée. Le style poétique et "artiste maudit" du narrateur et sa persistance à écrire à celle qui lui brise le coeur avec un "tu" m'ont agacés et laissés à l'extérieur du récit.
Je crois que je n'aime pas la poésie. Soit je la comprends trop bien et j'ai l'impression de lire les journaux intimes de mes 15 ans. Soit je ne la comprends pas et ben... je ne la comprends pas. Dans ce livre je l'ai comprise et ça décrédibilise le récit, ça lui donne un côté naïf qui n'est pas, j'en suis sure, l'effet recherché. Hop on descend doucement à un 2/5.
Pour sauver le tout du déclassement j'ai été emportée par les 50 dernières pages qui dépeignent avec force le désespoir d'un homme qui a tout perdu: l'amour, ses racines, ses rêves, ses souvenirs et doucement tous ceux qu'il a aimé.
Enfin j'ai été impressionnée par le tour de force de l'auteure qui écrit pour un homme avec une sincérité qui fait illusion. Ce que je reproche à ce livre c'est ce côté "journal intime" à écrire du "je" et du "tu" entre 2 phrases de poésie trop abordable. Ca pue le trop honnête. Ecrit par un homme ça m'aurait donné l'impression d'être une biographie ampoulée, vous savez, de ceux qui pensent que s'ils je lui donnent un genre littéraire, deux ou trois passages poétiques et philosophiques, leur souffrance, leur chagrin d'amour ou leur vie peuvent faire un bon livre. Dans ce cas on pourrait tous faire un livre parce qu'il n'y a rien de plus banal que l'amour et la souffrance. Hors c'est de la fiction et donner ce sentiment de banale sincérité dans une fiction me semble digne d'un grand écrivain.
Ainsi donc, bilan mitigé. Une lecture fluide, mais sans passion, et un chapeau final à l'auteur. Je me laisserai peut être tenter par un autre livre d'elle.
Énorme succès en Angleterre et en Irlande où il se classe dans le top des ventes, j'ai aimé la couverture et le topo, allez hop, dans le sac malgré la...moreÉnorme succès en Angleterre et en Irlande où il se classe dans le top des ventes, j'ai aimé la couverture et le topo, allez hop, dans le sac malgré la crainte d'un livre trop facile sur des sujets qui me tiennent à cœur et qui n'a rien de simple: en vrac : la stigmatisation de l'islam, les graves incompréhensions entre orient et occident aujourd'hui, l'identité, l'appartenance...
Malheureusement, alors qu'il est encensé par la critique et des lecteurs croisés aux hasards de mes pérégrinations irlandaises, je n'ai pas du tout succombé aux charmes (??) de ce livre.
LA FORME:
J'ai trouvé le monologue du narrateur plutôt agaçant et peu crédible.
Il déblatère son histoire dans un semblant de dialogue dans lequel on n'entend jamais l'interlocuteur, présent par quelques interpellations du narrateur barbu.
Un peu fatiguée de ce subterfuge louche j'ai rapidement eu l'impression d'un monologue qui ne s'assume pas, d'un dialogue refusé, d'un entre-deux peu pertinent.
LE FOND:
C'est surtout là que ça pêche en ce qui me concerne.
On ne parle pas de religion, ce que j'espérais, mais uniquement d'appartenance, où plutôt d'allégeance/traitrise envers l'"Empire Américain".
Cet angle de vue du malaise identitaire et relationnel entre des cultures aujourd'hui qui dépensent largement cet notion d'état m'a semblé réducteur et pas très intéressant (n'étant pas fascinée par les Etats-Unis ni par les sentiments qu'ils peuvent engendrer)
LA FIN:
Si elle donne une dimension supplémentaire à tout ce blabla on la sent quand même venir de loin.
EN CONCLUSION:
J'attendais peut être trop de ce livre, trop de réponses, trop de relativisme, trop de tolérance, trop de leçon de vie.
Ce livre plait à beaucoup qui voit dans ce monologue une espèce de poésie et offre peut être quelques clés à ceux qui sont éloignés du sujet de l'islam, du clivage culturel, du fondamentalisme, de ses origines, de ses conséquences, de son univers....
Il ne m'a pas apporté grand chose, pour ne pas dire rien...
Ceci dit c'est le premier livre que je lisais en anglais depuis un sacré bout de temps (depuis le transsibérien en fait, il y a 1 an et demi), il est facile à lire ce qui m'a encouragé à m'y remettre.
Et puis, une nouvelle approche du processus identitaire, même si elle est brouillonne et relativement superficielle, est toujours un bonne à prendre.(less)
J'ai attrapé plus que choisi ce livre, à l'aéroport de Roissy. Mon avion avait déjà commencé à embarquer et il me fallait absolument un livre, autant ...moreJ'ai attrapé plus que choisi ce livre, à l'aéroport de Roissy. Mon avion avait déjà commencé à embarquer et il me fallait absolument un livre, autant pour faire passer le temps du vol que pour m'échapper de la triste réalité: celle qui me faisait repartir loin de ceux, de celui et de celle que j'aimais. L'un que je ne reverrais plus jamais l'autre qui avait terriblement besoin de moi, de mon soutien, de ma présence.
Alors, à la volée, presqu'en courant, j'ai aperçu le titre, l'auteur, attrapé le livre et tous ensemble le livre, le titre, l'auteur, mon chagrin et moi nous nous sommes envolés.
C'est assez drôle au demeurant, j'ai fait vivre au livre le voyage inverse de celui de son héros. Enfin presque.
Je n'ai pas regretté mon choix.
D'abord parce que j'ai été prise par la lecture. Arrivée à Ankara. Il me restait à peine à quart du livre à terminer. Mon système de note étant essentiellement placé sur le plaisir que me procure la lecture, 300 pages avalées aussi facilement, c'est plutôt un bon signe.
Ensuite le thème du bouquin: le voyage. Ou plutôt l'émigration. Est un thème qui m'intéresse particulièrement et qui revient dans nombreuses de mes lectures. Surtout quand il s'accompagne d'une interrogation sur les identités et l'interculturalité (un vieux reste d'un mémoire de maitrise dont le titre tournait autour de ces mots)
Je retrouve dans Ulysse from Bagdad un goût de l'Eldorado de Laurent Gaudé, en moins bon, en moins suave, moins poétique, moins humain. Et pourtant.
Ce n'est pas un mystère, depuis que j'ai découvert Eric Emmanuel Schmitt, je n'ai jamais rechigner à en découvrir une nouvelle oeuvre.
Le ton est ici, comme toujours, fantaisiste et juste. Sans lourdeur inutile.
Pourtant je m'interroge sur la possibilité pour un auteur de faire durer son style, unique, sans du coup le banaliser.
Vous savez comme Manu Chao. Un super premier album, détonnant, tellement différent de ce qu'on l'habitude d'entendre. Et puis un deuxième album, vague copie du style du premier.
Je ne dis pas que je n'ai pas aimé Ulysse from Bagdad. AU contraire je l'ai beaucoup aimé. Mais je pense préférer Schmitt dans ses nouvelles. Ou alors commence-je à me lasser de son style. Et j'ai peur un jour de lui trouver un jour, au détour d'une ligne, un mauvais arrière goût d'un Coelho. J'ai besoin d'être surprise et malgré la qualité de ce livre c'est une certaine lassitude, une certaine planplantitude que je regrette.
Un bon livre malgré tout, un Ulysse moderne, philosophe malgré lui qui entretient des dialogues savoureux avec son père aussi mort que facétieux. Un Ulysse de nos jours, et ils sont nombreux ces clandestins à chercher à abattre les frontières. Il est bon de se rappeler régulièrement leur existence, leurs espoirs, leur quotidien, leur survie.
N'y a-t-il pas eu une époque où nous étions appelée "Terre d'Exil"? Que s'est-il passé...(less)
J'ai lu la Batarde d'Istanbul avec le même plaisir que j'avais vu "Lost in Translation" après quelques mois de vie Tokyoïte: le plaisir de l...moreJ'ai lu la Batarde d'Istanbul avec le même plaisir que j'avais vu "Lost in Translation" après quelques mois de vie Tokyoïte: le plaisir de la néophyte pas, enfin, plus complètement perdue et qui remarque avec joie comprendre et ressentir l'athmosphère dépeinte.
Ce livre nous plonge dans le chaos hétéroclite stambouliote et dans la vitalité du peuple turc.
Il nous dépeint des personnages colorés et leurs rencontres en sont forcément à la hauteur.
Il les amène à nous faire sentir, gouter, entendre la ville stupéfiante qu'est Istanbul.
Ce sont aussi des interrogations trans-culturelles, des rencontres intergénérationnelles, tous ces thèmes qui me sont chers, des sujets tabous ici comme le génocide arménien, le devoir de mémoire, la cohabitation, la pluralité turque, des sujets qui m'intéressent et qui sont ici traités avec pétillance et fraicheur.
Si je ne connais pas assez le sujet arménien pour parler du fond, la forme m'a séduite:
- une belle introduction à la Turquie que j'aime, à ses odeurs, saveurs, rumeurs, sa fierté, sa générosité si naturelle mais aussi à ses zones d'ombres, ses remords, ses inquiétudes...
- un souhait évident de rapprocher les peuples
Malheureusement j'écris cette critique bien trop tard.
Je me souviens juste avoir été très sceptique avant de le lire. Un livre qui choisit de me...moreMalheureusement j'écris cette critique bien trop tard.
Je me souviens juste avoir été très sceptique avant de le lire. Un livre qui choisit de mettre le nom d'une telle star dans son titre me semble chercher à compenser par cette stratégie marketing une certaine médiocrité ou alors à atteindre un public qui n'est pas moi.
Et puis je l'ai lu en un coup de vent et l'ai oublié tout aussi vite.
Je me souviens d'un monologue qui vire doucement vers la folie avec pour fil rouge, obsession, ce rocker à la gueule cassée qui, s'il est en communication télépathique avec la narratrice, à moi ne me parle pas du tout.
(less)
Un jour, chez moi, à Ankara, est passé un voyageur, pas vraiment imprudent, qui suivait une route toujours plus vers l'est.
Il était en mal de li...moreUn jour, chez moi, à Ankara, est passé un voyageur, pas vraiment imprudent, qui suivait une route toujours plus vers l'est.
Il était en mal de livres.
Je lui en ai donc passé un (très bon: Allah n'est pas obligé) et il s'est délesté de ce "Voyageur imprudent" qu'il avait terminé en échange.
Non seulement je ne suis pas une grande adepte de la science fiction mais je ne connaissais rien ni de ce Barjavel ni de son oeuvre. J'ai découvert un auteur considéré comme classique dans ce genre et un livre tout à fait plaisant sur le thème du voyage dans le temps.
Je l'ai parcouru aisément même si j'ai buté et été rebutée par des passages misogynes assez stupéfiants. (less)
Bon ce livre est un concept.
Et les concepts c'est froid.
On adhère ou pas. Moi j'ai pas adhéré.
Pourtant je n'ai pas trouvé l'écritur...moreBon ce livre est un concept.
Et les concepts c'est froid.
On adhère ou pas. Moi j'ai pas adhéré.
Pourtant je n'ai pas trouvé l'écriture mauvaise. Ni l'idée d'ailleurs. mais le tout a gardé la froideur mécanique du concept. le mélange psychanalyse/conte de fée m'a été plutôt indigeste.
Peut-être aussi est-ce parce que la psychanalyse, cette introspection que j'appelle "nombriliste" m'exaspère gentillement, dans la vie de tous les jours.
Et maintenant dans la littérature aussi.
(less)
Me voilà réconciliée avec Phillipe Claudel.
Je n'avais que peu apprécié "j'abandonne" et encore moins "Quelques uns des cents regr...moreMe voilà réconciliée avec Phillipe Claudel.
Je n'avais que peu apprécié "j'abandonne" et encore moins "Quelques uns des cents regrets". J'avais regretté leur atmosphère grisatre qui contrastait durement avec le beau mois de juillet d'alors: cigales, festival et abricots.
Il est des livres, et peut-être à plus juste titre des auteurs, qui s'affaiblissent ou au contraire se révèlent selon les conditions de lectures.
J'ai lu "les âmes grises" de retour à Ankara, en pyjama enfoncée dans mon fauteuil près du radiateur et de la fenêtre. Et là, ô miracle, j'ai pu en savourer toute les variations de sa palette de gris.
En effet c'est autour de cette palette que s'articule le livre.
"Les salauds, les saints, j'en ai jamais vu. Rien n'est ni tout noir, ni tout blanc, c'est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c'est pareil... T'es une âme grise, joliment grise, comme nous tous."
On y retrouve de l'idée de Romain Gary dans "la vie devant soi" (que je ne cesse de prendre comme référence depuis l'avoir lu cet été): "rien n'est blanc ou noir et que le blanc, c'est souvent le noir qui se cache et le noir, c'est parfois le blanc qui s'est fait avoir."
Et en éternelle relativiste et opposante au manichéisme ambiant (qui certes fait de beaux contes de fées et de supers films bollywoodiens m'enfin c'est autre chose...) ce ton ne pouvait que me plaire.
Mais revenons en au livre.
Il s'agit d'un double drame.
Un, à dimension locale. Un meurtre. Et son enquête. Ouvert.
L'autre à dimension plus personnelle et qu'on devine entre les mots pudiques d'un narrateur dont on ignorera l'identité et le rôle pendant la moitié du roman.
Il nous dépeint, page après page, une mozaïque de personnages, d'âmes grises, il plante le décor de ce village près des tranchées, l'ambiance à la fois préservée de la guerre mais sans pouvoir y échapper, les bruits, les odeurs, jusqu'à ce qu'enfin, pour faire avancer son histoire il soit obligé de se dévoiler, de se mettre en scène, de s'impliquer à regret nous semble t-il.
Le tout nous donne un arc-en-ciel de gris intéressant, une intrigue aux contours flous, un arrière plan à peine présent et pourtant déterminant, une écriture, elle, sans hésitation, un ton intimiste, bref un bon livre.
Alors est-ce la chaleur de mon radiateur et les températures extérieurs en dessous de zéro qui m'ont réconciliées avec Claudel ou ce livre est-il vraiment meilleur que les autres?
Pas facile à dire.
Mais je crois bien qu'un autre livre de lui traine par là...(less)
Encore un livre offert contre critique. Je me plie donc, telle la bonne élève que je ne suis pas, à ma part du marché, en toute objectivité.
...moreEncore un livre offert contre critique. Je me plie donc, telle la bonne élève que je ne suis pas, à ma part du marché, en toute objectivité.
Je dois admettre que c'est un plaisir de recevoir de beaux livres, format "non-poche", aérés, .... Livre qu'on aurait jamais acheté, parce que relativement cher et très court. L'impression de ne pas en avoir pour son argent. Quand j'achète un livre il faut que je sache qu'il va m'accompagner et me donner du plaisir pendant des heures, des jours. C'est un investissement!
Hors là c'est en effet très court et donc très vite lu. Une heure. Mais comme c'est gratuit ^^ c'est un plaisir.
C'est un plaisir différent que de lire un poche volumineux. Ca a un côté plus zen: dire moins pour dire mieux. Aérer le propos. Presque comme lire de la poésie.
Ca a aussi un côté plus superficiel. A feuilleter les pages, certaines presques blanches, on sait d'avance que, bon ou pas, on n'aura pas grand chose à se mettre sous la dent. On sent pointer la frustration avant même d'avoir commencé.
ALors, parlons de ce fiancé de la lune.
Pour commencer disons que c'est une histoire d'amour, et que j'aime ça. Un bon point.
On y parle de l'amour d'une façon simple et donc forte. Parce que l'amour c'est ça. C'est simple.
Mais le propos est parfois tellement simple qu'il en devient franchement simplet et cliché.
Puisque l'auteur prend le parti de parler d'amour dans sa force et sa simplicité pourquoi s'encombre t-il dans des passages, des dialogues, des poésies aussi faciles et clichés que mes journaux intimes d'adolescente. Il cherche à rajouter de la dentelle, et ça gache la sobriété et la beauté du propos initial.
Qui plus est, il choisit d'utiliser des parenthèses sautant une génération et se centrant sur Zack, fils du couple. Un soupçon de science fiction et d'extrapolation vraiment inutile.
Enfin, il semble que l'auteur est voulu raccrocher un message philosophique au texte. Il se traduit en une phrase: "va au bout de tes rêves" répétée à plusieurs reprises. Mais elle ne me semble pas avoir d'encrage dans l'histoire, comme si ce message avait été raccroché au récit après coup. Il ne trouve pas un sens assez significatif dans le texte. Tout juste si on en aperçoit un en filigramme.
POur conclure j'ai quand même apprécié ce premier roman même si je lui trouve des défauts de cohérence dans le fond et la forme.
Finalement, l'impression préssentie se confirme: c'est court, donc subtil mais superficiel. Même s'il y a du bon on n'atteint pas une couche suffisamment profonde de sens ou de récit. Ca dépend visiblement des personnes puisque maman a pleuré à la fin. Pour ma part je n'ai pas eu l'occasion suffisante pour rentrer réellement dans l'histoire
J'ai été relativement emballée par ce bouquin.
Malheureusement entre boulot/déménagement/paperasse/arrivée de Mum et Ptite Soeur Lili/ Weekends à...moreJ'ai été relativement emballée par ce bouquin.
Malheureusement entre boulot/déménagement/paperasse/arrivée de Mum et Ptite Soeur Lili/ Weekends à la mer noire,... je n'ai pas eu le temps d'en écrire la critique en suivant.
Ce qui m'en reste est plutôt shématique alors c'est parti!
L'histoire:
Brooklyn Folies c'est un patchwork de personnages qui se passent la balle entre eux.
Le narrateur: Nathan, se défend d'être le personnage principal du roman. Il nous fait donc passer d'une vie à l'autre: la sienne dabord, puis celle de Tom son neuveu retrouvé, celle de Harry caricaturé en "folle" au grand coeur.
Ces 3 histoires centrales se mêlent à d'autres rôles jamais vraiment secondaires, dans une relation d'amitié tout aussi improbable que touchante. 3 hommes à la dérive qui s'accrochent les uns aux autres avec toute la pudeur caractéristique de leur sexe.
L'apparition subite d'une petite fille qui refuse de parler va rompre l'équilibre de ce trio.
Finalement l'histoàire importe moins que l'humanité qui se dégage de ce texte à la forme mouvante et dynamique.
La forme: Elle est surprenante et apporte une chaleur particulière au livre. Ce n'est pas un livre impersonnel. C'est une relation entre nous et ce narrateur qui nous fait le plaisir de nous raconter son histoire.
Il sort régulièrement du récit à proprement dit pour nous interpeller, il nous rappelle par de petites pirouettes qu'il reste maitre du récit, il théatralise même un dialogue, coupant radicalement avec le style du reste du livre.
On ne s'ennuie pas une seconde avec Nathan, malgré ses sautes d'humeur passagères.
Enfin pour ce qui est du fond il est tout aussi bon que la forme. C'est un livre qui traite de l'importance de chaque vie, qu'elle soit passée, présente, future, aucune n'est anodine.
C'est aussi le parcours d'un homme plus tout jeune qui trouve le chemin entre la morosité et la félicité en quelques 400 pages, en notre compagnie.
Un livre qui est une belle leçon de vie, d'une grande humanité, qui apporte l'équilibre difficile à trouver entre optimisme et réalisme, qui se termine dans un rayon de soleil qui je pense, nous parle à tous.(less)
A quelques jours de mon départ, tant attendu, en Turquie il n'était pas étonnant que je craque pour ce joli livre d'une écrivain arménienne.
C'es...moreA quelques jours de mon départ, tant attendu, en Turquie il n'était pas étonnant que je craque pour ce joli livre d'une écrivain arménienne.
C'est toute cette région du moyen-orient qui m'attire. L'Arménie, en plus, m'intéresse par son histoire, par l'histoire de son peuple que représente pour moi le grand monsieur qu'est Aznavour, par son exception religieuse dans la région, par le pays en lui même et les paysages que je lui devine, par le voyage que j'y ferai InchAllah un jour...
Lors d'une virée en librairie, je me suis donc laissée tenter par l'occasion qu'était ce livre de découvrir la littérature arménienne et sur l'Arménie.
Et j'ai bien fait.
Le livre est divisé en 3 parties qui évoquent chacun 3 moments de la vie du narrateur, réfugié arménien en Iran, à différents moments de sa vie, mais toujours quelques jours avant Pâques.
Ces 3 parties sont l'occasion de découvrir les femmes qui ont été importantes au cours de sa vie: sa meileure amie d'enfance, musulmane et son premier amour ; sa femme douce et conformiste ; sa fille qui veut épouser un "persan": un non-arménien ; sa mère indifférente à la pression de sa communauté arménienne ; sa grand-mère rigide ; sa collègue : sa dernière confidente.
L'occasion aussi de découvrir son petit village natal au bord de la Mer Caspienne, et plus tard la ville cosmopolite de Téhéran.
Le thème du sentiment d'appartenance à son peuple/pays m'est cher. Sur fond de souvenir du génocide, à renfort de rédactions sur les "devoirs envers notre pays", à force de vénérer la seule dame du village à avoir connu, "en vrai", l'Arménie,... ce livre est aussi un Voyage au coeur de la communauté arménienne exilée qui tente de préserver son identité à tout prix.
C'est un roman court et sensible, qui a en plus, pour qualité de nous faire découvrir l'Iran sous un angle particulier et intéressant. (less)
Mon avis:
Ca risque d'être long parce que la lecture de ce livre a, pour moi, été problématique sur plusieurs points.
Vous avez vu le ...moreMon avis:
Ca risque d'être long parce que la lecture de ce livre a, pour moi, été problématique sur plusieurs points.
Vous avez vu le film ou lu le livre "Le Scaphandre et le Papillon"? Livre de cet homme, complètement paralysé, qui l'a écrit à force de clignement de son seul oeil encore valide.
C'est de lui qu'il s'agit. Je ne l'ai ni lu, ni vu, mais j'en ai, évidemment entendu parlé.
L'auteure de "la fausse veuve" a été l'amante, l'autre femme, de cet homme et est donc devenue, à sa mort "la fausse veuve".
Je trouve l'histoire fascinante. J'aurais pu accrocher. Mais le style m'a complètement rebuté.