Quotes About Negritude

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Frantz Fanon
“One avoids Creolisms. Some families completely forbid Creole and mothers ridicule their children for speaking it.”
Frantz Fanon, Black Skin, White Masks

“Seigneur je suis très fatigué.
Je suis né fatigué.
Et j'ai beaucoup marché depuis le chant du coq
Et le morne est bien haut qui mène à leur école.
Seigneur, je ne veux plus aller à leur école,
Faites, je vous en prie, que je n'y aille plus.
Je veux suivre mon père dans les ravines fraîches
Quand la nuit flotte encore dans le mystère des bois
Où glissent les esprits que l'aube vient chasser.
Je veux aller pieds nus par les rouges sentiers
Que cuisent les flammes de midi,
Je veux dormir ma sieste au pied des lourds manguiers,
Je veux me réveiller
Lorsque là-bas mugit la sirène des blancs
Et que l'Usine
Sur l'océan des cannes
Comme un bateau ancré
Vomit dans la campagne son équipage nègre...
Seigneur, je ne veux plus aller à leur école,
Faites, je vous en prie, que je n'y aille plus.
Ils racontent qu'il faut qu'un petit nègre y aille
Pour qu'il devienne pareil
Aux messieurs de la ville
Aux messieurs comme il faut
Mais moi je ne veux pas
Devenir, comme ils disent,
Un monsieur de la ville,
Un monsieur comme il faut.
Je préfère flâner le long des sucreries
Où sont les sacs repus
Que gonfle un sucre brun autant que ma peau brune.
Je préfère vers l'heure où la lune amoureuse
Parle bas à l'oreille des cocotiers penchés
Ecouter ce que dit dans la nuit
La voix cassée d'un vieux qui raconte en fumant
Les histoires de Zamba et de compère Lapin
Et bien d'autres choses encore
Qui ne sont pas dans les livres.
Les nègres, vous le savez, n'ont que trop travaillé.
Pourquoi faut-il de plus apprendre dans les livres
Qui nous parlent de choses qui ne sont point d'ici ?
Et puis elle est vraiment trop triste leur école,
Triste comme
Ces messieurs de la ville,
Ces messieurs comme il faut
Qui ne savent plus danser le soir au clair de lune
Qui ne savent plus marcher sur la chair de leurs pieds
Qui ne savent plus conter les contes aux veillées.
Seigneur, je ne veux plus aller à leur école.”
Guy Tirolien, Balles D'or: Poèmes

Aimé Césaire
“like the scorpion's question mark
drawn in the pollen on the canvas of the sky and of our brains at midnight”
Aimé Césaire

Aimé Césaire
“the forest remembers that the last word can only be
the flaming cry of the bird of ruins in the bowl of the storm”
Aimé Césaire

Aimé Césaire
“And if all I know how to do is speak, it is for you that I shall speak. My lips shall speak for miseries that have no mouth, my voice shall be the liberty of those who languish in the dungeon of despair… And above all my body as well as my soul, beware of folding your arms in the sterile attitude of spectator, for life is not a spectacle, for a sea of pain is not a proscenium.”
Aimé Césaire, Notebook of a Return to the Native Land

Aimé Césaire
“measured by the clock click of the serpent-minute
the explosion
after which it is proper to appreciate that
the brutal fist of the terrorist crack of dawn has just
planted at the top of the most forgotten poui
its adornment of fire
its dolmen of blood
its flag of rage and renewal”
Aimé Césaire

Aimé Césaire
“the thick stream of air hauled toward the summits
first the great horses of noise reared against the sky
then sluggishly the great limp octopus of smoke
a derisory spitter injecting the night with
the insolent perfume of a citronella lamp
and a wind swept down on the islands
to be riddled by the suspect violence of the locusts . . .”
Aimé Césaire

Aimé Césaire
“your face
like a village asleep at the bottom of a lake
which is reborn to daylight from the grass and from the year
germinates”
Aimé Césaire

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